1. Renforcement de la lutte contre les réseaux de contrefaçon
Un « droit d’information » est mis sur pied pour permettre aux autorités judiciaires d’ordonner la communication d’informations sur l’origine des réseaux. En pratique, les personnes trouvées en possession de marchandises de contrefaçon ou encore les personnes signalées par ces dernières comme ayant fabriqué ou distribué les marchandises doivent indiquer le nom de toute personne intervenue dans le réseau de contrefaçon, les quantités de marchandises distribuées et les prix obtenus.
2. Amélioration de la réparation du préjudice
Alors que l’on reprochait au système français l’insuffisance de dommages et intérêts couramment alloués, la nouvelle loi prend désormais en compte les bénéfices injustement réalisés par le contrefacteur, et permet également de solliciter une indemnisation forfaitaire au moins égale au montant des redevances qui auraient dû être acquittées.
3. Durcissement des sanctions
La loi prévoit des sanctions plus sévères envers la contrefaçon qui porte atteinte à la santé et la sécurité des personnes et des animaux.
Par ailleurs, le concept de contrefaçon « à échelle commerciale », prévu par la directive, a été abandonné par la loi. En pratique, en matière de propriété littéraire et artistique, la suppression de la référence à l’échelle commerciale permet d’incriminer les « téléchargeurs » individuels, qui autrement auraient pu se prévaloir de l’absence de « recherche d’un avantage économique et commercial direct ».
Evidemment, cette disposition soulève la colère d’un certain nombre d’associations de défense des internautes.