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  <title>La Revue | Hammonds Hausmann | Avocats</title>
  <description><![CDATA[La Revue est une publication du cabinet d'avocats Hammonds Hausmann. Une vision périphérique de l'actualité du droit mais aussi l'actualité du cabinet.]]></description>
  <link>http://larevue.hammonds.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2010-09-02T22:27:45+02:00</dc:date>
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   <title>Éligibilité au régime de faveur des stock-options attribuées par les sociétés étrangères</title>
   <pubDate>Thu, 02 Sep 2010 12:13:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Julien VAUCHERET</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[DROIT FISCAL]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Dans un rescrit récent en date du 6 juillet 2010 (RES n° 2010/41 (FP)), l’administration fiscale apporte une précision (relative) en ce qui concerne les conditions sous lesquelles des options de souscription ou d’achat d’actions qui sont attribuées par des sociétés étrangères peuvent bénéficier du régime de faveur en matière de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu.       <br />
              <br />
       Il est en effet acquis que les options et actions gratuites de sociétés étrangères attribuées à des salariés exerçant leur activité en France, qu’ils soient employés directement ou par une filiale française du groupe, peuvent sous certaines conditions donner lieu à l’application du régime social et fiscal de faveur.       <br />
              <br />
       L’éligibilité des plans étrangers à ce régime suppose toutefois que ceux-ci se conforment aux dispositions du Code de commerce.         <br />
              <br />
       S’agissant par exemple des attributions gratuites d’actions, le plan devra notamment prévoir une période d’acquisition de deux ans pendant laquelle le bénéficiaire n’est titulaire que d’un droit de créance vis-à-vis de la société et ne dispose pas des attributs qui sont ceux d’un associé (notamment le droit aux dividendes) et une période de même durée au cours de laquelle les  actions attribuées seront incessibles.       <br />
              <br />
       Il est donc le plus souvent indispensable de prévoir l’adoption d’un sous-plan spécifique pour les bénéficiaires employés en France dont l’objet est de modifier les dispositions du plan étranger qui dérogent aux conditions essentielles du droit des sociétés français.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Cependant, il est bien évident que l’exigence de conformité des options et actions gratuites attribuées par les sociétés étrangères par rapport aux dispositions du droit français des sociétés ne saurait être trop stricte sous peines de vider de sa portée l’extension du régime de faveur aux plans étrangers.       <br />
              <br />
       A cet égard, en droit français, la décision d’attribuer des options ou des actions gratuites est prise sur autorisation d’une décision de l’assemblée générale extraordinaire des associés de la société émettrice, autorisation qui ne peut être accordée que pour une durée maximale qui a été fixée à 38 mois par la loi NRE de 2001.       <br />
              <br />
       S’agissant des sociétés étrangères, l’administration a déjà admis que l’autorisation peut être donnée par l’organe qui y est habilité par la législation étrangère applicable, et elle a précisé que cet organe n’est pas nécessairement celui qui a compétence en matière de décision portant sur le capital, assouplissant ainsi sa position antérieure (BOI 5 F-1-09, §17).       <br />
              <br />
       En outre, elle a également admis que les autorisations données pour une durée supérieure à 38 mois ne font pas obstacle à l’application du régime de faveur, à condition que l’autorisation soit donnée pour une durée raisonnable, sans préciser cependant ce qu’il fallait entendre par « durée raisonnable ».       <br />
              <br />
       Dans la décision de rescrit en question, l’administration se prononce sur l’éligibilité d’un plan américain dans le cadre duquel des stock-options étaient attribués aux employés sur la base d’une autorisation accordée par l’organe compétent pour une durée de dix ans – les différentes conditions étant par ailleurs satisfaites – et indique qu’une telle durée ne peut pas être considérée comme raisonnable.       <br />
              <br />
       Si ce rescrit a le mérite d’encadrer le débat, il serait néanmoins souhaitable qu’une instruction indique un peu plus précisément où l’administration entend placer le curseur.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La Revue est une publication <a href="http://www.hammonds.fr">Hammonds Hausmann | Avocats Paris | www.hammonds.fr</a></div>
   ]]>
   </description>
   <link>http://larevue.hammonds.fr/Eligibilite-au-regime-de-faveur-des-stock-options-attribuees-par-les-societes-etrangeres_a1267.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Acquérir la nationalité en France, en Espagne et à Rome</title>
   <pubDate>Mon, 30 Aug 2010 09:33:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Véronique ARRANZ GONZALEZ</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[DROIT INTERNATIONAL ET COMPARE - DROIT COMMUNAUTAIRE]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Le Larousse définit la nationalité comme  l’ « appartenance juridique d'une personne à la population constitutive d'un État. ». Mais la question de l'acquisition d'une nationalité dépasse la dimension strictement juridique. Il existe aussi d’importants enjeux sociaux, économiques, politiques, démographiques et symboliques. Malgré, ou peut être à cause, d'un monde de plus en globalisé, le ressenti en la matière est toujours aussi fort. L'actualité le prouve tous les jours. Ainsi les manifestations sportives internationales donnent lieu à des confrontations et chocs de nationalisme. Il ne faut pas être trop chauvin : Viva la Roja !!!       <br />
              <br />
       La France a connu un débat animé l’hiver dernier sur l'identité nationale. L'outrage au drapeau tricolore est depuis quelques jours puni d'une amende de 1500 euros ( «lorsqu'il est commis dans des conditions de nature à troubler l'ordre public et dans l'intention d'outrager le drapeau tricolore», de «détruire, détériorer ou utiliser de manière dégradante» le drapeau «dans un lieu public ou ouvert au public». Est également puni, «pour l'auteur de tels faits, même commis dans un lieu privé, le fait de diffuser ou faire diffuser l'enregistrement d'images relatives» à ces faits.       <br />
              <br />
       Tout récemment l'actualité s'est aussi braquée sur les gens du voyage et les Roms.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>En Espagne, la nationalité peut s’acquérir par la naissance, par la résidence ou par option </b>       <br />
              <br />
       Acquièrent ainsi la nationalité espagnole par origine ou par naissance, les enfants nés:       <br />
              <br />
       - de père ou de mère de nationalité espagnole.        <br />
              <br />
       - De parents étrangers si l’un des deux est né en Espagne       <br />
              <br />
       - De parents étrangers si aucun des deux ne lui transmet une nationalité.       <br />
              <br />
       D’autre part, acquiert la nationalité espagnole par la résidence, tout étranger qui réside légalement en Espagne depuis 10 ans et la demande. Cependant Il existe des délais plus courts dans certains cas:       <br />
              <br />
       - Réfugiés politiques  5 ans de résidence en Espagne.        <br />
              <br />
       - Originaires de pays latino-américains, Andorre, Philippines, Guinée équatorial, Portugal ; et d’origine séfarade : 2 ans de résidence en Espagne       <br />
              <br />
       - Né(e)s sur territoire espagnol ou marié(e)s avec un espagnol(e) : 1an de résidence       <br />
       Enfin, peut opter pour la nationalité espagnole notamment :         <br />
              <br />
       - Le majeur pour lequel a été établie la filiation ou la naissance en Espagne.        <br />
              <br />
       -Celui qui est ou a été soumis à la puissance paternelle d’un Espagnol.        <br />
              <br />
       - Celui dont le père ou la mère est né en Espagne et qui aurait eu la nationalité espagnole d’origine.       <br />
              <br />
       - L’étranger majeur adopté par un Espagnol.        <br />
              <br />
       L’obtention du permis de séjour (permiso de residencia) s’est bien simplifié avec le premier ministre Zapatero qui en 2005 instaura pendant 3 moi un processus de régularisation des immigrés (à partir de février 2005). Pendant cette période, tous les « sans papiers » purent régulariser leurs situations s’ils prouvaient cumulativement être embauché par un entrepreneur pour une période d’au moins six mois, une résidence en Espagne pour la même durée et ne pas avoir d’antécédents judiciaires.         <br />
              <br />
       <b>La France, comme l'Espagne, conjugue le droit du sang et le double droit du sol</b>       <br />
              <br />
       En synthèse, la nationalité française découle :         <br />
              <br />
       - soit d’une attribution par filiation quand au moins l'un des parents est français         <br />
              <br />
       - soit de la naissance en France de parents nés en France         <br />
              <br />
       - soit d’une acquisition : par le mariage (sous certaines conditions), par un décret nominatif de naturalisation.         <br />
              <br />
       L'acquisition de la nationalité par la naissance de parents français est régie par l'article 18 du code civil. Si les parents sont étrangers, la possibilité d'acquisition de la nationalité française par la naissance en France est régie par les articles 19 et 21-7.       <br />
              <br />
       L'attribution par filiation concerne également les enfants qui ont fait l'objet d'une adoption plénière par une personne française.        <br />
              <br />
       <b>A Rome, on distinguait 3 statuts</b>       <br />
              <br />
       D’une part le « statuts civitatis », reconnu aux Romains de plein droit qui jouissaient de tous les droits.       <br />
              <br />
       D'autre part  le « latini prisci » (membre de l’ancienne légion latine) dont la capacité d’exercice était limitée au droit de vote, à la capacité de représentation devant un tribunal romain et aux droits commerciaux.       <br />
              <br />
       Enfin  le « peregrinus », c’est à dire l’étranger, qui sans être citoyen ni latin, vit dans le monde romain et qui est sujet au «  jus gentium » soit droit des gens ou des peuples étrangers.         <br />
              <br />
       Il est intéressant de noter que les politiques de régularisation des sans-papiers comme celle du gouvernement Zapatero sont comparables à certaines approches romaines, comme par exemple la concession de la latinité aux villes hispaniques pour leur loyauté que réalisa Vespasien en l’an 74 av. J.C.!       <br />
              <br />
       Deux propositions d'adages amusants pour terminer :  « A Rom fait comme les romains » ou encore « A Rome fais comme les roumains ».       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La Revue est une publication <a href="http://www.hammonds.fr">Hammonds Hausmann | Avocats Paris | www.hammonds.fr</a></div>
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   </description>
   <link>http://larevue.hammonds.fr/Acquerir-la-nationalite-en-France,-en-Espagne-et-a-Rome_a1266.html</link>
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   <title>Délégation de pouvoirs dans les SAS : le nouveau rôle du RCS à travers les derniers développements jurisprudentiels de la Cour d’appel de Paris</title>
   <pubDate>Thu, 26 Aug 2010 17:01:01 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Guillaume BAIN</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[DROIT DES SOCIETES]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Les difficultés sont désormais connues de tous : la question du statut des directeurs généraux et celle de la validité des délégations de pouvoirs dans les SAS ont fait l’objet ces derniers mois d’une évolution assez déstabilisante.       <br />
              <br />
       Alors que la liberté semblait prévaloir en la matière, cette évolution récente amène à reconsidérer la validité des délégations de pouvoirs au sein des SAS.       <br />
              <br />
       En fait c’est la sévérité dont fait preuve la Cour d’appel de Paris qui fait débat. Alors que certaines de ses décisions sont sévères mais juridiquement correctes [1] , la Cour de Paris a rendu une décision inquiétante qui se retrouve au centre de cette brûlante actualité [2] .       <br />
              <br />
       Les faits étaient classiques et étaient relatifs à une problématique de licenciement : le directeur général d’une SAS avait reçu de son président ses pouvoirs en matière de gestion de personnel, ceux-ci ayant été transmis avec faculté de subdélégation. Le directeur général avait exercé cette faculté, et la lettre de licenciement faisant l’objet du litige avait été signée par le subdélégataire. La Cour, dans son attendu, semble poser deux critères à la validité d’une délégation de pouvoirs : l’exigence d’un écrit et l’exigence d’une publicité de la délégation au registre du commerce et des sociétés (RCS). Si le premier critère n’est pas choquant (ne serait-ce que pour des raisons de preuve), le second a été vivement critiqué. En résumé, cette solution, si elle est confirmée, impliquerait qu’en absence d’une délégation inscrite au K-bis, les actes juridiques au sein d’une SAS devront être signés par le président, un directeur général ou un directeur général adjoint.       <br />
              <br />
       Comment imaginer que soit inscrite au registre du commerce et des sociétés la totalité des délégations et subdélégations spéciales ? Devant l’impossibilité matérielle d’une telle mesure, il semblerait d’ailleurs en pratique, que les greffes n’acceptent pas de mentionner les délégations et subdélégations au registre.       <br />
              <br />
       ***       <br />
              <br />
       L’inscription au registre se justifiant par le souci d’informer les tiers, il n’était pas illogique que la Cour de Paris poursuive son œuvre.       <br />
              <br />
       Un arrêt récent de cette même Cour s’inscrit dans la même démarche, tout en semblant moins irrationnelle [3]. La Cour affirme désormais que les SAS doivent faire inscrire au registre du commerce les membres de leur directoire et de leur conseil de surveillance, même si les statuts ne leur accordent aucun pouvoir de direction.        <br />
              <br />
       La Cour estime que cette solution est justifiée dès lors que la loi exige une telle mesure à l’égard de « la société » sans autre précision quant à la  forme sociale et la nature des organes de direction.       <br />
       La solution n’est pas juridiquement scandaleuse et est louable puisqu’elle participe d’une démarche visant à protéger, plus ou moins strictement, les tiers. Pour autant, elle implique de nombreuses conséquences pratiques à propos des SAS. Quid des sociétés existantes ?       <br />
              <br />
       ** *       <br />
              <br />
       Victime de la liberté qu’elle propose, la SAS se retrouve donc au cœur d’une tourmente dont l’issue est incertaine. Les juges ont conscience que cette liberté est un réel moteur économique, mais ils ne souhaitent pas pour autant que l’insécurité juridique prospère.       <br />
              <br />
       Il est donc plus que jamais temps que la Cour de cassation s’attache à rétablir une cohérence désormais nécessaire.       <br />
              <br />
       ________________________________________________________________________________       <br />
              <br />
       [1] CA Paris, 3 déc. 2009, n°09/05422       <br />
       [2] CA Paris, 10 déc. 2009, n°09/04775       <br />
       [3] CA Paris, 18 mai 2010, n°10/00710       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La Revue est une publication <a href="http://www.hammonds.fr">Hammonds Hausmann | Avocats Paris | www.hammonds.fr</a></div>
   ]]>
   </description>
   <link>http://larevue.hammonds.fr/Delegation-de-pouvoirs-dans-les-SAS-le-nouveau-role-du-RCS-a-travers-les-derniers-developpements-jurisprudentiels-de-la_a1265.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>ANNIVERSAIRE : Hammonds Hausmann a 15 ans</title>
   <pubDate>Wed, 25 Aug 2010 17:57:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christian Hausmann</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[VIE DU CABINET]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Cela fait exactement 15 ans que nous existons.        <br />
              <br />
       Les heureux fondateurs, Colette et Christian Hausmann et Philippe Torre, accompagné de Maxence Bloch, se sont installés en juillet 1995 au 45 rue de Courcelles - 2ème étage dans l’appartement du Dr Proust, où Marcel a vécu quelques années.        <br />
              <br />
       Ils ont vécu une belle aventure, soutenus par leurs premiers clients et des deals mémorables, dont un qui se passait du côté de Memphis, Tennessee, berceau d’Elvis Presley. C’était l’époque où le Concorde volait encore et nous permettait en partant de Paris vers 10h d’assister à des réunions en plein centre de Manhattan à 9 heures du matin, comme si nous avions traversé la rue après un copieux déjeuner avec scrambled eggs et bacon, jus d’orange + toast marmelade d’orange, arrosé de ce café américain qui a permis aux pionniers de rallier la Californie.       <br />
              <br />
       Michèle Lamotte, Laetitia Selvi et Shirley Kurera comptaient parmi les pionniers et premiers occupants, Michèle et Shirley sont  toujours fidèles au poste, Michèle assure la comptabilité et le suivi de la facturation des clients, Laetitia nous a quitté voilà trois ans pour rejoindre l’entreprise que son mari a créée et développée et Shirley est toujours responsable des services généraux.       <br />
              <br />
       Très vite nous ont rejoint Christopher Wilde, l’actuel gérant, qui anime le département Corporate Finance, sa fidèle assistante, Isabelle Gabuteau, avec qui nous avions déjà  travaillé chez Thomas &amp; Associés, puis Marie-Aimée Peyron qui est en charge du département contentieux et que Antoine Adeline a vite rejoint, il était également chez Thomas, mais est passé par la City où il a exercé ses talents de « litigator » (rien à voir avec aligator) chez Cameron McKenna, aujourd’hui chef de file du réseau CMS.       <br />
              <br />
       En 2004 nous avons emménagé au 4, avenue Vélasquez dans l’hôtel particulier que la plupart d’entre vous connaissent pour nous y avoir rendu visite. Cet hôtel en bordure du parc Monceau a été construit après la chute de Sedan pour un financier, haut fonctionnaire de son état, qui s’est apparemment enrichi sous le Second Empire, mais qui n’a ni laissé de descendance notoire, ni marqué son temps par des actes de bravoure, des scandales ou une création artistique quelconque. Il n’a été le mécène que de lui-même et a oublié d’œuvrer pour la postérité, contrairement à son voisin de rue – Henri Cernuschi -, à qui l’on doit le charmant musée d’art chinois au n° 7, ou les Camondo, rue Monceau ou encore les Jacquemart André, boulevard Haussmann.        <br />
              <br />
       Nous y sommes bien et profitons de la fraîcheur du parc voisin pendant les grandes chaleurs estivales.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Un rapide retour en arrière sur l’année 2001 marque le rapprochement de Hausmann &amp; Associés avec le cabinet anglais Hammonds Suddards Edge, ce qui a donné naissance à la SELARL Hammonds Hausmann. Le cabinet parisien compte aujourd’hui plus de 30 avocats, dont 3 anglais, mais il y aussi des allemands, espagnols et portugais pour faire la part des choses.       <br />
              <br />
       Sous la houlette de Christopher Wilde, qui a remplacé votre serviteur en 2008 comme gérant d’une structure ingouvernable, le cabinet affiche une bonne santé, recrute et continue à développer ses métiers d’origine, à savoir le droit des sociétés, le M&A ou fusac avec Tony Reed, on parle aujourd’hui de corporate finance, le capital investissement rebaptisé en private equity animé par Charles Fabry, avec sa dose de fiscalité et son chef des percussions, Philippe de Saint-Bauzel, le judiciaire sous toutes ses formes. Même si en 1995 l’activité contentieuse de Hausmann &amp; Associés était dominée par l’arbitrage, nous avons largement augmenté notre champ d'intervention, sous la houlette de Marie-Aimée Peyron. Nous intervenons devant toutes les cours et tribunaux, qu’il s’agisse des tribunaux de commerce, les conseils des prud’hommes, les TGI et cours d’appel, pour ne citer que l’essentiel. Sans réduire l’activité arbitrale, nous avons activement participé à la promotion de la médiation et aux autres MARC (en anglais ADR), tout en favorisant toutes les techniques de prévention, y compris par la négociation. Le client nous demande aujourd’hui d’anticiper, de prévoir les coûts des contentieux et leur issue, c’est ce que les américains appellent «  early case assessment ».        <br />
              <br />
       Aux métiers d’origine se sont ajoutés le droit économique et la propriété intellectuelle (techniques contractuelles, protection des marques, dessins et modèles, protection des données personnelles…) avec Stéphanie Faber, qui nous a rejoint récemment; le droit social avec l’équipe animée par Jean-Marc Sainsard qui intervient tous azimuts en droit du travail et relations sociales (stress, discriminations, harcèlement sont des matières que nos équipes traitent au quotidien pour les entreprises clientes ; le droit fiscal (fiscalité française et internationale) sous la houlette de Philippe de Saint-Bauzel déjà nominé, assisté de Julien Vaucheret.       <br />
              <br />
       Les équipes en droit social, corporate finance et dispute resolution sont les plus fournies et nous ne citerons pas tous les avocats, mais sachez qu’ils sont mobilisés pour vous assister.       <br />
              <br />
       La Revue que vous nous faites l’honneur de lire en ce moment a été lancée en 1996, elle entre gaillardement dans sa quinzième année et porte, dans sa version papier, le numéro 160 (onze numéros par an). Vos contributions, témoignages, récits ou anecdotes y seront publiés sans censure, ni droit d’auteur, uniquement pour la gloire et la propagation !       <br />
              <br />
       Nous devrions être en mesure en septembre de vous proposer un nouvel agenda de Vendredi Velasquez. Ces matinées de formation et débats que nous animons depuis 2008 sur des sujets d’actualité juridique. Nous réfléchissons à un thème transversal intitulé « les riches heures de la famille Bettencourt » ou «  faut-il être riche,  puissant et célèbre pour que la justice s’intéresse à vous ? »       <br />
              <br />
       Nous ne dirons jamais assez que sans nos clients et fidèles lecteurs et leur soutien indéfectible La Revue n’existerait pas/plus, mais qu’il en est de même de nos pigistes, pamphlétaires, rédacteurs et journalistes en herbe, intermittents du spectacle ou occasionnels. Un grand merci à Agnès Bérenger et Antoine Adeline sans qui La Revue n’aurait pas survécu à l’abattement généralisé de notre société avachie, la crise des surprimes, les vacances des uns et les congés des autres, les particules volcaniques islandaises, les grèves à répétition des aiguilleurs du ciel français, les marées noires, la réforme des retraites, le retrait des baby-boomers et je vous laisse continuer cette liste à votre guise.       <br />
       Mens sana in corpore sano, en ce mois de juillet, les amateurs de courses à pied du cabinet s’entraînent, au parc voisin en prévision du prochain Paris-Versailles, le 26 septembre.        <br />
              <br />
       Au nom du comité éditorial et de l’ensemble des composantes de Hammonds Hausmann, nous  vous souhaitons une très belle fin d'été.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La Revue est une publication <a href="http://www.hammonds.fr">Hammonds Hausmann | Avocats Paris | www.hammonds.fr</a></div>
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   <link>http://larevue.hammonds.fr/ANNIVERSAIRE-Hammonds-Hausmann-a-15-ans_a1264.html</link>
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   <title>Le motif économique du licenciement peut être contesté dans les cinq ans</title>
   <pubDate>Tue, 24 Aug 2010 17:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Cristelle DEVERGIES </dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[DROIT SOCIAL]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      <a class="link" href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000022368615&fastReqId=1855066289&fastPos=1">Cass. soc. 15 juin 2010 n° 09-65.062</a>       <br />
              <br />
              <br />
       Il résulte des dispositions de l’article L. 1235-7 al.2 du Code du travail que « toute contestation portant sur la régularité ou la validité du licenciement se prescrit par 12 mois à compter de la dernière réunion du comité d'entreprise ou, dans le cadre de l'exercice par le salarié de son droit individuel à contester la régularité ou la validité du licenciement, à compter de la notification de celui-ci. Ce délai n'est opposable au salarié que s'il en a été fait mention dans la lettre de licenciement ».       <br />
              <br />
       Introduit par la l’article 75 de la loi de cohésion sociale du 18 janvier 2005, ce délai spécifique de contestation de 12 mois est expressément mentionné comme s’appliquant à la « régularité » et à la « validité » du licenciement.        <br />
              <br />
       Selon le « Petit Larousse Illustré », le terme « valide » est définit comme ce « qui n’est entaché d’aucune cause de nullité ».  En utilisant le terme « validité », le législateur visait les cas de nullité du licenciement économique, encourue en cas d’absence ou d’insuffisance du plan de sauvegarde de l’emploi (Cass. soc. 16 avril 1996 n° 94-11.66 – Sietam) et expressément prévue par les dispositions de l’article L. 1235-11 du code du travail.       <br />
              <br />
       Pour autant, le champ d’application exact de l’article L. 1235-7 al.2 du Code du travail n’était, jusqu’à présent, pas certain.        <br />
              <br />
       Comme le mentionne le communiqué publié par la Cour de cassation le 15 juin 2010, en pratique, la question se posait de savoir si le délai de 12 mois s’appliquait à tout salarié ayant fait l’objet d’un licenciement pour motif économique, qu’il soit collectif ou individuel, et si elle concernait également les actions pour défaut de cause réelle et sérieuse.       <br />
              <br />
       Devant trancher cette question, la Chambre sociale de la Cour de cassation (Cass. soc. 15 juin 2010 n° 09-65.062) fixe le champ d’application de l’article L. 1235-7 al.2 du Code du travail et décide que «  le délai de 12 mois prévu […] n'est applicable qu'aux contestations susceptibles d'entraîner la nullité de la procédure de licenciement collectif pour motif économique, en raison de l'absence ou de l'insuffisance d'un plan de sauvegarde de l'emploi » et non, comme en l’espèce, à une contestation ne visant que l’absence de cause réelle et sérieuse de leur propre licenciement.       <br />
              <br />
       Il en résulte que peu importe l’auteur de la contestation (salarié, comité d’entreprise, syndicats), dans la mesure où l’action est basée sur le défaut de cause réelle et sérieuse du licenciement intervenu, la saisine du Conseil de prud’hommes est soumise à la prescription de droit commun (i.e. 5 ans en application des dispositions de l’article L 2224 du Code civil).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La Revue est une publication <a href="http://www.hammonds.fr">Hammonds Hausmann | Avocats Paris | www.hammonds.fr</a></div>
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   </description>
   <link>http://larevue.hammonds.fr/Le-motif-economique-du-licenciement-peut-etre-conteste-dans-les-cinq-ans_a1263.html</link>
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   <title>Le processus collaboratif en pratique</title>
   <pubDate>Mon, 26 Jul 2010 17:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christian Hausmann</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[EDITORIAL]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      <b>« A qui sait attendre, le temps ouvre ses portes »</b>       <br />
              <br />
       Une nouvelle star est née au firmament hexagonal, tout le monde en parle, dans les médias évidement, les dîners en ville, à Saintrop, dans le Lubéron du côté de Gordes, au large du golfe du Mexique, dans les faubourgs d’Addis-Abeba, à Paris-Plage, sur l’île d’Arros, au Quai des Orfèvres, rue du Fb Saint-Honoré, dans les gîtes de moyenne montagne et aussi à Shanghai, dans la fraîcheur du pavillon français.        <br />
              <br />
       Serait-ce Roman Polanski, dont l’extradition ne se fera pas grâce à une démonstration juridique implacable et totalement helvétique ? La justice yankee a fait croire au beau Roman (qui a acquis la nationalité française pour s’installer ensuite à Gstaad avec son ami Johnny. Être français est un honneur, mais cela ne suffit pas pour payer les impôts d’un pays où le fisc est trop vorace), qu’elle abandonnait toute poursuite après les 42 jours passés en 1977 au pénitencier de Chino en Californie (État en faillite dirigé par le musclé Schwarzenegger, traduisez nègre noir). L’Office fédéral de Justice (OFJ) a réinventé l’estoppel si prisé de la justice américaine. La demande d’extradition du cinéaste n’aurait pas de fondement en raison de la protection de bonne foi. L’OFJ a estimé que Polanski séjournait régulièrement en Suisse depuis 2006 et n’a jamais été inquiété jusqu’à son arrestation le 26 septembre 2009 lors du festival du film de Zurich. « Ces circonstances ont conduit à l’instauration d’un climat de confiance ». L’ Office en déduit  que « Roman Polanski ne se serait certainement pas rendu à ce festival s’il n’avait pas eu confiance dans le fait que ce voyage n’aurait pas de conséquence juridique. ».       <br />
              <br />
       Non ce n’est pas lui. Fidel Castro peut être, qui vient de se donner comme Madona à son public en jogging Adidas, non c’est une star un peu ringarde, mais tellement plus sympathique que le Chavez, dictateur d’opérette du côté de Maracaibo et agresseur verbal de la Colombie. Me Alexandra Neri, l’avocat IP qui monte, pourquoi pas, non je ne pensais pas à elle, pas davantage au sergent Shalit, pas plus qu’à Samantha, l’austère et sémillante épouse de Cameron, à ne pas confondre avec l’héroïne éponyme de la romancière anglaise Samantha Harvey (dont il sera question dans la rubrique Culture et Papilles). Kerviel non plus, ce n’est décidément pas un comique troupier. Non, non et encore non. Il faut chercher du côté des Bettencourt, Woerth, Mestre et autre Bannier.        <br />
              <br />
       L’abus de faiblesse est un délit contagieux, ainsi que les écoutes téléphoniques attestées par Jean-Paul Belmondo qui vient d’en faire les frais. Son Bannier se prénomme Barbara Gandolfi, sa jeune compagne âgée de 35 ans, ex-modèle de Playboy, que Bébel a rencontrée en 2008 et qui s’apprête à le dépouiller. Le même scénario que dans l’affaire Bettencourt.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Tout le monde parle d’Oliver M, l’avocat de la fille B, mal aimé de Georges K, depuis leurs vacances à Vilnius en 2004 où ils se sont brouillés. Mais voilà que le FigMag N° 20515 (presque une commémoration de la bataille de Marignan des 13-14 septembre 1515) consacre un reportage à ce confrère inspiré et nous pique notre sujet.        <br />
              <br />
       Me Metzner, normand alors que son patronyme sonne le terroir fertile de la plaine d’Alsace, habitué de La Havane et de Ferrari, qui saute d’un concorde à la Société Générale, en passant par la case de départ Clearstream, alors que J6M (comprenez Jean-Marie Messier moi-même maître du Monde, du temps glorieux de Vivendi) , a préféré se passer des services de cet œcuménique avocat devenu trop voyant au goût de ses clients, patrons du CAC 40 -remonté à 3 500 - , bien que proclamé libre, donc indépendant. L’Expansion dans son numéro du 23 janvier 1997 publiait un article d’Hedwige Chevrillon, intitulé « Défenseur du PDG et de l’escroc » où elle relatait par le menu les affaires qui l’ont rendu célèbre, comme la défense de Loïk Le Floch-Prigent et Jacques Crozemarie, ancien gouverneur de l’Arc. Ils en avaient besoin ! L’olivier écrivait Hedwige pratiquait déjà des tarifs à l’américaine. C’était il y a 13 ans. Soyons beau perdant (vis-à-vis du FigMag) et passons à autre chose. Pas tout à fait. Marquons un temps d’arrêt réglementaire sur le tube de l’été, les tribulations de la Famille Bettencourt, à ne pas confondre avec le sapeur Camembert ou la famille Fenouillard.       <br />
              <br />
       Bien que partisan des ADR ou MARC, de leur discrétion pour régler les conflits, surtout familiaux, de la confidentialité inhérente et de l’apaisement qui les accompagne, la science juridique et la chronique judicaire continentales auraient été asséchées par la canicule estivale sans ce magnifique brassage et déballage de belles maximes, suspens, articles de presse, articles puisés dans les codes civil et pénal et révélations quotidiennes, c’est comme le maillot jaune, il change d’épaules selon la victoire d’étape.       <br />
              <br />
       Pensez donc à l’abus de faiblesse, au trafic d’influences, à l’ingratitude filiale, qui justifierait à elle seule la révocation des donations de titres l’Oréal, dont il a été récemment question, à la prise illicite d’intérêts, à la corruption généralisée, à l’enrichissement sans cause, au blanchiment d’une île réputée pour ses coco fesses et la fraude fiscale, à l’évasion et la dissipation, aux écoutes rendues licites par feu Mitterrand, à la prévarication, aux abus de biens sociaux et à l’atteinte à la vie privée, qui ne saurait exister en l’espèce, les protagonistes ayant tout fait pour laver leur linge sale en public avec des détergents corrosifs. Privilèges avec ou sans bouclier, à la générosité d’une riche héritière, à la mise sous tutelle, aux family offices et gestionnaires de fortune, au népotisme, aux cumulards, à la forêt de Compiègne, à France Galop présidé par Edouard de Rothschild, aux fondations, à Clymène aux yeux doux, à la bonne harmonie entre juge d’instruction et procureur, aux dîners en ville, aux enveloppes Kraft recyclables, au financement des partis politiques, quels vilains maux ! Il y a aussi la diffamation, le harcèlement aux quatre points cardinaux, le code du travail pour les nombreux employés de Liliane et ceux encore plus nombreux qui colorent les cheveux coupés en quatre chez l’Oréal.       <br />
              <br />
       <b>La Consubstantialité</b>       <br />
              <br />
       Les étudiants n’auront plus besoin d’acheter chaque année les codes Dalloz ou Litec, qu’ils soient pénal, fiscal, des sociétés, de la famille ou de procédure pénale, civile et pénal , tout étant accessible sur Internet. Dans le monde des people, chaque citoyen qui compte est à un titre ou un autre impliqué ou éclaboussé par l’Affaire, et plus particulièrement les milliers d’employés de l’Oréal. Ne pas avoir son nom dans la presse ou sur les ondes en rapport au feuilleton de l’été vous place dans la catégorie des humbles, ratés ou has been éloignés du pouvoir, de ses privilèges et cercles vertueux, du Fouquet’s -vous seriez éconduit si vous y mettiez les pied. Il est vrai que MAM (les plaies de l’été : méduses, algues vertes et moustiques – vous pouvez intervertir méduses et moustiques), garde des sots, est la seule qui se taise, et encore, alors que du côté du Faubourg et de la rue de Grenelle, on jase et jacasse énormément.       <br />
              <br />
       Les étudiants en droit et leurs professeurs se régalent. Il leur suffit de puiser dans la presse quotidiennement pour réviser leurs examens ou préparer leurs cours de la rentrée, les cas pratiques y sont déjà exposés, traités et déjà corrigés.       <br />
              <br />
       <b> « La justice est une horloge que personne ne peut arrêter. »</b>       <br />
              <br />
       C’est comme un tuyau d’arrosage quand le robinet ne ferme plus ou le joint a pété, c’est un peu ce qui est arrivé à BP dans le Golfe du Mexique.       <br />
              <br />
       De quoi s’agit-il ? De privilèges, d’âpreté, de promiscuité avec les pouvoirs publics, d’argent facile et hôtels particuliers où la domesticité est foisonnante, mais hostile, de surenchères entre ténors du barreau et du notariat, de copinage et de gigolos, de réseaux et d’Internet, de rigueur comme qui dirait le François Fillon japonisant et converti au bonzaï, de mégalomanie de vieilles dames et leur entourage avide, de pactes d’actionnaires, de lutte de pouvoirs entre multinationales helvète et hexagonale.       <br />
              <br />
       <b>Objurgation</b>       <br />
              <br />
       La seule certitude est que les avocats, de plus en plus nombreux dans l’Affaire, et ses nombreuses ramifications et sa périphérie seront gagnants. Les noms des grandes firmes sont régulièrement cités pour conseiller l’un ou l’autre des protagonistes, mais plus discrètement que les avocats pénalistes qui usent et abusent des micros. Perben, qui vient de prêter serment (c’est gratuit, un passe-droit pour anciens haut fonctionnaires -  Bernard Pivot au secours, faut-il mettre un s à haut ?- , en l’espèce un ancien garde des Sceaux – haut fonctionnaire s’il en est– il y a déjà Rachida, Copé, Baroin, de Villepin …) est sur les rangs de ce juteux festin avec Antoine Beauquier et son beau-fils, le moment est bien choisi. Le contribuable ne sera certainement pas gagnant et l’addition lourde. La justice est un service public quasiment gratuit en 1ère instance. C’est donc nous qui allons financer ces milliers d’heures d’audience, rémunérer les greffiers, juges, procureurs, plantons, huissiers d’audience, policiers, fourgons cellulaires, fonctionnaires de la Place Vendôme, uniquement parce qu’une famille assez aisée, fort mal conseillée, semble-t-il, a choisi de se déchirer en public sans crainte de réveiller une eau qui dort et de braquer les projecteurs sur l’Oréal avec son passé singulier sous le régime de Vichy.       <br />
              <br />
       Il arrivera un jour où le lecteur et le téléspectateur trouveront ces nouvelles mortifères et demanderont grâce. Jean-Marie et Marine Le Pen en profitent déjà et ne vont par se priver, alors que Lamartine est embusquée. Quel aubaine… ha(r)ro(s) sur le baudet. Qui sera le chevalier blanc, l’amicus curiae, qui mettra un peu de raison, de bon sens dans cet gabegie, rien à voir avec la Gaspésie ?       <br />
              <br />
       Mais comment en est-on arrivé là ? Se donner ainsi en spectacle, en pâture médiatique, mettre en scène la vie privée de sa famille, éclabousser son entourage, vider les tiroirs est pathétique et pathologique. N’y a-t-il personne dans l’entourage de cette famille, quelque personne censée, dont le nerf de la guerre n’est ni le fric, ni la légion d’honneur, la plupart des protagonistes de l’affaire l’ont déjà ? Que dit ou fait le gendre, qui siège au conseil d’administration de Nestlé ?  Faut-il croire que l’intérêt personnel des conseils et conseillers est tel que… ou alors qu’aucun n’a entendu parler de prévention, de confidentialité, de MARC et du processus collaboratif? Gageons qu’un juge se lèvera comme le messie pour proposer une médiation judiciaire avec toute garantie de confidentialité. Il n’est peut-être pas trop tard.        <br />
              <br />
       La justice offre rarement de garantie de confidentialité, il suffit pour s’en convaincre de noter que la note de synthèse dans l’expertise Hallyday contre le Dr Lajoue, sitôt remise aux parties, est déjà rendue public et selon le célèbre docteur tronquée. Qui se charge de rancarder les journalistes, dans quel intérêt ? La réponse est dans la question.       <br />
              <br />
       La confidentialité d’une médiation peut être organisée et le médiateur en être le garant. Il en est de même du processus collaboratif. Alors Mesdames Bettencourt et vos éminents conseils qu’attendez vous ? Allez-vous continuer à vous traiter de noms d’oiseaux par communiqués de presse interposés, déclarations tonitruantes de vos conseils et ridiculiser le pays, sa justice et tous les hommes en robes noires ? Plus grave encore, vous n’hésitez pas à déstabiliser de grandes entreprises rentables et tous leurs collaborateurs. De quel droit agissez-vous ainsi ?       <br />
              <br />
       Nous vous suggérons de vous familiariser d’urgence avec le processus collaboratif en famille, mais vous l’avez sûrement déjà tenté, comme la médiation. Pour ceux que cette technique intéresse, sachez que nous réfléchissons à un Vendredi Vélasquez à programmer à la rentrée. En un mot, il s’agit d’un mode de résolution alternatif, adapté aux conflits dans le sein familial, qui privilégie l’apaisement et favorise la collaboration entre les membres du clan et leurs conseils (avocats et experts), dans le respect de la dignité et de la confidentialité. Ce sont bien la dignité et la confidentialité qui font cruellement défaut dans l’Affaire B. ou le feuilleton de l’été. L’implication des membres de la famille est indispensable, comme la formation des avocats au processus, qui s’engagent à se désister, c’est à dire qu’ils ne pourront pas représenter leur client en justice en cas d’échec du processus.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La Revue est une publication <a href="http://www.hammonds.fr">Hammonds Hausmann | Avocats Paris | www.hammonds.fr</a></div>
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   </description>
   <link>http://larevue.hammonds.fr/Le-processus-collaboratif-en-pratique_a1262.html</link>
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   <title>A lire aussi</title>
   <pubDate>Fri, 23 Jul 2010 17:01:01 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hammonds Hausmann</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CULTURE &amp; PAPILLES]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Je ne peux pas m’empêcher en lisant Emdé qui nous parle si vaillamment de Jacques Chessex, décédé il y a quelques mois dans son Helvétie natale, d’avoir une pensée pour un autre grand disparu, José Saramago, prix Nobel de littérature en 1998, un parmi les immenses écrivains portugais du XXème siècle, comme le poète Fernando Pessoa ou Luvs Vaz de Camoes. Il a choisi Lanzarote, aux Canaries, pour nous quitter, ayant quitté le Portugal il y a une vingtaine d’année. Fils de policier, il n’a pas fait d’études. Comme Jean-François Morel, il aime la technique et devient dessinateur industriel, puis employé d’assurance, puis travailleur intermittent dans une maison d’édition pour finalement se consacrer à l’écriture. Même s’il ne s’agit pas d’un « grand petit livre » (il se déroule sur près de 500 pages), je vous recommande pour vos lectures d’été « <span class="u">L’Évangile selon Jésus Christ </span>»*. Mais s’agit-il vraiment d’une découverte ? Beaucoup de nos lecteurs connaissent déjà Saramago (terme qui en portugais désigne une mauvaise herbe**).       <br />
              <br />
       Mais ce n’est pas tout, après la lecture d’un « grand petit livre » original de Akira Yoshimura « Le convoi de l’eau », dont je vous ai déjà parlé (La Revue n° 158 ), il vous est ordonné de lire « La guerre des jours lointains » de ce même Yashimura, dont je ne ferais pas un scoop en vous disant qu’il est japonais. C’est le premier roman que j’ai lu traitant des crimes de guerre japonais, pendant la deuxième guerre mondiale et des procès à la Nuremberg, que l’armée de Mac Arthur a organisés de 1945 à 1949. Ce n’est pas un livre d’Histoire, mais l’auteur raconte par le menu la traque d’un officier japonais, dans ce pays dévasté d’après-guerre, qui se sait recherché pour avoir participé à l’exécution d’un pilote de B29 abattu un jour ou deux après Hiroshima, jusqu’à son arrestation et son procès.        <br />
              <br />
       Vous savez probablement que le Premier Ministre japonais a décidé, malgré ses promesses électorales, de continuer la location à l’armée américaine d’une grande partie de l’île d’Okinawa, au Sud du Japon et faisant partie de l’archipel des Ryukyu, pas très loin au nord de Taiwan. C’est à Okinawa que les Japonais pratiquent la nutrithérapie naturelle, ce qui leur donne, malgré le voisinage des GI et membres de la Navy, la plus longue espérance de vie du monde, après même les Crétois.       <br />
              <br />
       ________________________________________________________________________________       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*Point n°723       <br />
              <br />
       **BOTÂNICA nome vulgar de umas ervas daninhas, comestíveis, anuais ou bienais, da família das Crucíferas, frequentes nos terrenos cultivados de Portugal, e também chamadas rábano-silvestre, rábano-bastardo ou saramago-maior e labresto</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La Revue est une publication <a href="http://www.hammonds.fr">Hammonds Hausmann | Avocats Paris | www.hammonds.fr</a></div>
   ]]>
   </description>
   <link>http://larevue.hammonds.fr/A-lire-aussi_a1260.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Le dernier soupir de Monsieur Chessex</title>
   <pubDate>Fri, 23 Jul 2010 16:01:01 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Emdé</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CULTURE &amp; PAPILLES]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Ils ont en commun deux choses au moins : d’abord d’être de grands petits livres, une centaine de pages aérées, (il faudra un jour qu’on évoque les ouvrages qu’on peut qualifier par cette alliance de mots) et ensuite d’être parmi les tout derniers de leur auteur.       <br />
              <br />
       Dans « <span class="u">Le vampire de Ropraz</span> » (2007), Jacques Chessex fait – à partir d’un fait réel – la chronique de plusieurs profanations de sépultures assorties d’actes de cannibalisme. Dans « Un Juif pour l’exemple » (2009), quelques habitants de Soleure, illuminés par le nazisme triomphant en Allemagne en 1942, choisissent une victime expiatoire en la personne d’un marchand de bestiaux juif qu’ils abattent puis dépècent. Enfin « Le dernier crâne de M.de Sade » est le roman que notre auteur termine quelques jours avant de mourir, le 9 octobre 2009, à l’âge de 75 ans.       <br />
              <br />
       Il y fait revivre les derniers jours du scandaleux marquis.       <br />
              <br />
       Une même thématique parcourt les trois œuvres, et elle est des plus sombres, on le devine. C’est avec une précision clinique et dans une langue d’une rigueur exemplaire que Jacques Chessex décrit des hommes et des turpitudes extrêmes : la lecture s’avère éprouvante par moments.       <br />
       Nulle complaisance pourtant dans ces pages terribles, car l’auteur ne juge pas avec distance. Il a partie liée avec les figures effrayantes qu’il peint, au nom de l’humaine condition, de cette double postulation qu’affirmait Pascal (Blaise) qui tantôt l’élève vers l’absolu du bien, tantôt l’entraîne dans les abîmes du mal, tout aussi absolu.       <br />
              <br />
       Cette première matière se double d’une critique tant sociale que politique. Que ce soit un petit peuple fruste ou une bourgeoisie éclairée et replète, les deux abritent leur part mauvaise sous des façades vertueuses et des visages placides, l’insoutenable légèreté de la bonne conscience.       <br />
              <br />
       Pareillement est égratignée – sans la violence imprécatoire d’un Thomas Bernhard ou d’une Elfriede Jelinek contre l’Autriche – l’helvétitude ou la suissitude  – pardon pour ces hideux néologismes, faite d’abord de paysages dont le bel ordonnancement suscite le malaise à l’instar des images qu’en donnent les films de Tanner ou de Soutter, par exemple.       <br />
              <br />
       Autant dire que l’œuvre abondante et exigeante de Jacques Chessex ne lui a pas valu que des amitiés dans ce petit pays neutre. Elle mérite d’évidence qu’on l’explore plus avant.       <br />
              <br />
       ________________________________________________________________________________       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Les trois titres ont paru chez  Grasset et Fasquelle</span>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La Revue est une publication <a href="http://www.hammonds.fr">Hammonds Hausmann | Avocats Paris | www.hammonds.fr</a></div>
   ]]>
   </description>
   <link>http://larevue.hammonds.fr/Le-dernier-soupir-de-Monsieur-Chessex_a1259.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Intérêt de la clause de dédit</title>
   <pubDate>Thu, 22 Jul 2010 17:01:02 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Merilin VALIERI &amp; Nacime TOBNI</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[DROIT DES OBLIGATIONS]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      La clause de dédit peut se définir juridiquement comme une stipulation contractuelle aux termes de laquelle une ou plusieurs parties à un contrat peut / peuvent se réserver la faculté de se départir dudit contrat.       <br />
              <br />
       L’intérêt essentiel de la clause de dédit réside donc en la faculté offerte aux parties d’un contrat de s’en délier. Dans le cas d’un contrat à durée indéterminée, cette faculté est de droit commun, sous réserve d’un délai de préavis raisonnable. A l’inverse, s’agissant d’un contrat à durée déterminée, celui-ci ne peut être rompu que sous réserve que cette faculté de résiliation ait été expressément prévue au contrat.       <br />
              <br />
       A titre d’exemple, l’une des situations les plus propice au recours à la clause de dédit réside dans les cas de contrats conclus pour une durée significative, cinq ans ou plus, qui au cours de leur exécution, ne sont (i) plus générateurs de profits et (ii) continuent à engendrer des coûts pour les parties. Dans un tel cas, la clause de dédit leur permettrait de mettre un terme à un tel contrat en dépit de sa durée déterminée.       <br />
              <br />
       Un autre avantage de la clause de dédit réside dans le fait qu’il ne s’agit pas d’une clause pénale dont le montant pourrait éventuellement être remis en cause par le juge. La première chambre civile de la Cour de cassation l’a rappelé dans un arrêt relativement récent (Civ. 1ère 17 juin 2009, n° 08-15.156). Pour mémoire, le juge ne peut réviser que le montant des sommes fixées dans le cadre d’une clause pénale.       <br />
              <br />
       De ce fait, les parties ont une liberté entière. La seule limite est le risque de requalification en clause pénale qui peut néanmoins être atténué, voir évité, par une rédaction précise et méticuleuse de ladite clause qui doit impérativement mettre en exergue la volonté d’offrir à chacune des parties le droit de ne pas exécuter ses engagements pour une cause quelconque, en abandonnant une certaine somme. Principal écueil à éviter : cette somme doit être proportionnée de façon à ne pas apparaître comme un moyen détourné de contraindre à l’exécution du contrat.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La Revue est une publication <a href="http://www.hammonds.fr">Hammonds Hausmann | Avocats Paris | www.hammonds.fr</a></div>
   ]]>
   </description>
   <link>http://larevue.hammonds.fr/Interet-de-la-clause-de-dedit_a1258.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Alexandre Le Ninivin sur TV Droit</title>
   <pubDate>Wed, 21 Jul 2010 17:01:01 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hammonds Hausmann</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[VIE DU CABINET]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Alexandre a été interviewé par la toute nouvelle chaine de télévision par Internet "TVDroit" sur le thème des jeux et paris en ligne.        <br />
              <br />
       TVDroit propose au grand public, sous forme de vidéos, des réponses pratiques à des questions juridiques pouvant se poser dans la vie courante.        <br />
              <br />
       En l’occurrence, Alexandre apporte au futur parieur en ligne / consommateur un éclairage sur la nouvelle loi.       <br />
              <br />
       A regarder sur <a class="link" href="http://www.tvdroit.fr">www.tvdroit.fr</a> rubrique loisir / jeux.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La Revue est une publication <a href="http://www.hammonds.fr">Hammonds Hausmann | Avocats Paris | www.hammonds.fr</a></div>
   ]]>
   </description>
   <link>http://larevue.hammonds.fr/Alexandre-Le-Ninivin-sur-TV-Droit_a1257.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:larevue.hammonds.fr,2010:rss-2241127</guid>
   <title>Hammonds et WPP s’engagent aux côtés de l’association Crohn’s and Colitis in Childhood pour combattre la maladie de Crohn, à l’occasion de l’évènement cycliste « Guts in Motion »</title>
   <pubDate>Tue, 20 Jul 2010 16:21:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hammonds Hausmann</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[VIE DU CABINET]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le cabinet d’avocats Hammonds et le groupe publicitaire WPP s’engagent aux côtés de l’association Crohn's and Colitis in Childhood (3C) dans la lutte contre la maladie de Crohn en organisant conjointement l’évènement cycliste Guts in Motion.     <div>
      La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique de l'ensemble du tube digestif, suspectée d'être de nature auto-immune et pour laquelle il n’existe aucun traitement à ce jour.       <br />
              <br />
       Afin de sensibiliser un large public à cette maladie et de récolter des fonds destinés à la recherche, plus de 35 coureurs cyclistes amateurs parcourront les 450 km qui séparent Paris de Londres, du 23 au 25 juillet.       <br />
              <br />
       Le peloton sera composé d’avocats du cabinet Hammonds et de cadres du groupe WPP. Tous se sont donnés rendez-vous le 23 juillet à 12H00 aux portes du cabinet Hammonds, à proximité du Parc Monceau à Paris, pour prendre le départ de cette épreuve.       <br />
              <br />
       ________________________________________________________________________________       <br />
              <br />
       Les journalistes intéressés par cette initiative sont cordialement invités autour d’un verre le vendredi 23 juillet à partir de 11H00 pour une conférence de presse et suivre le départ de cette course.       <br />
              <br />
       Hammonds Hausmann       <br />
       4 avenue Velasquez       <br />
       75008 Paris       <br />
              <br />
       Nous espérons que vous pourrez relayer cette information afin de pouvoir sensibiliser le plus grand nombre de lecteurs/auditeurs possible à lutte contre cette maladie.       <br />
       ________________________________________________________________________________       <br />
              <br />
       <span class="u">A PROPOS DE</span>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>GUTS IN MOTION</b>       <br />
              <br />
       Guts in Motion est un évènement organisé par Hammonds et WPP pour soutenir l’action de l'association Crohn's and Colitis in Childhood (3C) registered number n°1648. Cette association récolte des fonds pour la recherche et la sensibilisation du public à la lutte contre la maladie de Crohn.        <br />
       Pour contribuer à cette action, une adresse : http://guts-in-motion.com/       <br />
              <br />
       <b>HAMMONDS</b>       <br />
              <br />
       Fondé en 1887, le cabinet d’avocats Hammonds dispose d'un large réseau international en Europe et en Asie, réunissant plus de 800 avocats. Hammonds est le 19ème cabinet d'avocats du classement The Lawyer Euro 100.        <br />
              <br />
       Hammonds Hausmann est le bureau français d’Hammonds LLP.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>WPP</b>       <br />
              <br />
       Fondée en 1985 par Sir Martin Sorrell, WPP est une holding, cotée à la bourse de Londres, regroupant des agences de publicité et de communication. Le groupe WPP comprend aujourd’hui notamment les agences de publicité Grey, Ogilvy &amp; Mather, Young &amp; Rubicam, J. Walter Thompson, Hill &amp; Knowlton, Burson-Marsteller et Cohn &amp; Wolfe, mais également TNS, 24/7 …       <br />
              <br />
              <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://larevue.hammonds.fr/photo/2241127-3128921.jpg" alt="Hammonds et WPP s’engagent aux côtés de l’association Crohn’s and Colitis in Childhood pour combattre la maladie de Crohn, à l’occasion de l’évènement cycliste « Guts in Motion »" title="Hammonds et WPP s’engagent aux côtés de l’association Crohn’s and Colitis in Childhood pour combattre la maladie de Crohn, à l’occasion de l’évènement cycliste « Guts in Motion »" />
     </div>
     <div>
      <span class="u">PLAN D’ACCES</span>       <br />
              <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <span class="u">CONTACTS PRESSE</span>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>HAMMONDS HAUSMANN</b>       <br />
       4, avenue Velasquez       <br />
       75008 Paris       <br />
       Tél : 01 53 83 74 00       <br />
       Fax : 01 53 83 74 01       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('hausmann@hammonds.com')" >hausmann@hammonds.com</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.hammonds.fr">http://www.hammonds.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="http://larevue.hammonds.fr">http://larevue.hammonds.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Marie-Aimée PEYRON – Associée</b>       <br />
       Responsable de la communication       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('marie-aimee.peyron@hammonds.com')" >marie-aimee.peyron@hammonds.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Abdou LOUKAL</b>       <br />
       Chargé de communication       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('abdou.loukal@hammonds.com')" >abdou.loukal@hammonds.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La Revue est une publication <a href="http://www.hammonds.fr">Hammonds Hausmann | Avocats Paris | www.hammonds.fr</a></div>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://larevue.hammonds.fr/photo/imagette-2241127-3128921.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://larevue.hammonds.fr/Hammonds-et-WPP-s-engagent-aux-cotes-de-l-association-Crohn-s-and-Colitis-in-Childhood-pour-combattre-la-maladie-de_a1261.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:larevue.hammonds.fr,2010:rss-2234586</guid>
   <title>PortraitLa double (ou triple) vie de Jean-François Morel, traducteur technique</title>
   <pubDate>Mon, 19 Jul 2010 17:01:02 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hammonds Hausmann</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[VIE DU CABINET]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Depuis novembre 2008, Jean-François Morel occupe chez Hammonds Hausmann le poste de « assistant du soir ». Il nous rejoint vers 17h pour prendre le relais sur l’ensemble des tâches administratives et logistiques qui doivent être finalisées avant la fin de la journée.        <br />
              <br />
       Avant 17h, Jean-François, travailleur indépendant, exerce son métier de traducteur technique, scientifique / terminologue.       <br />
              <br />
       Spécialiste de la traduction dans les domaines de la chimie, pharmacie, médecine, génétique et des biotechnologies en général, Jean-François a également une expérience avérée en mécanique (automobile), physique et BTP. Il traduit toutes sortes de documents (en particulier des brevets) de l’anglais ou de l’espagnol vers le français. Il compte parmi ses clients : l’AFNOR, l’IRSN, Bosch, Fichet, Air liquide, Alsthom, Legrand, Technip et intervient par ailleurs en sous-traitance de cabinets de traduction.       <br />
              <br />
       Diplômé de l’ISIT (Institut Supérieur d’Interprétation et de Traduction), Jean-François exerce depuis 12 ans, toujours avec plaisir en alliant sa fibre scientifique et sa passion des langues dans un métier qui, exercé de façon indépendante, a l’avantage de lui laisser une grande liberté d’organisation, à laquelle il tient.       <br />
              <br />
       Libre de choisir son lieu de travail et ses horaires, Jean-François a ainsi fait des séjours à l’étranger, notamment six mois au Mexique (en 1998) et huit en Argentine, où fin 2003 il avait décidé d’aller parfaire sa maîtrise… du tango. Car Jean-François aime et pratique le mouvement, sous toutes ses formes : voyages, danse (tango, flamenco), patinage artistique. Le mouvement, symbole de vie et de liberté, participe pour lui de la recherche de sens ou tout au moins d’une forme d’expression qui vient compléter celle de la langue. D’ailleurs, il a déjà caressé l’idée d’en faire un métier : professeur de tango ou kinésithérapeute, telle aurait pu être sa destinée. Il n’est peut-être pas trop tard, qui sait ?       <br />
              <br />
       Jean-François est joignable au 01 46 78 75 26 / 06.14.43.64.17 ou par <a class="link" href="javascript:protected_mail('jfmorel@club-internet.fr')" >email</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La Revue est une publication <a href="http://www.hammonds.fr">Hammonds Hausmann | Avocats Paris | www.hammonds.fr</a></div>
   ]]>
   </description>
   <link>http://larevue.hammonds.fr/Portrait-br-La-double-ou-triple-vie-de-Jean-Francois-Morel,-traducteur-technique_a1256.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:larevue.hammonds.fr,2010:rss-2234571</guid>
   <title>Transfert d’Euronext vers Alternext</title>
   <pubDate>Fri, 16 Jul 2010 16:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Chenghai ZHENG</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[DROIT DES SOCIETES]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Depuis 2003, la réglementation applicable à Euronext (marché règlementé) n’a cessé d’être harmonisée au niveau européen, mais c’est au prix d’un alourdissement constant des règles (directives Prospectus, Transparence, Abus de marché ; mise en place des normes IFRS obligatoirement utilisées dans les comptes consolidés des sociétés cotées sur Euronext).       <br />
              <br />
       Cet alourdissement des contraintes pour les sociétés d’Euronext engendre des coûts récurrents pour les émetteurs, qui peuvent même s’avérer dissuasifs au regard des bénéfices de la cotation, notamment pour les sociétés de taille moyennes cotées sur les compartiments B et C d’Euronext.       <br />
              <br />
       Souffrant des lourdeurs de la réglementation, les sociétés en difficulté sur Euronext (surtout les PME qui avaient demandé l’admission de leurs titres aux négociations sur Euronext à l’époque où Alternext n’existait pas encore) réclament avec force la possibilité du transfert d’Euronext à Alternext [1].       <br />
              <br />
       La loi n°2009-1255 (loi Brunel) du 19 octobre 2009 [2] est venue répondre à cette attente en permettant la réalisation d’un transfert de titres vers Alternext sans mise en œuvre d’une offre publique de retrait suivie d’un retrait obligatoire [3].       <br />
              <br />
       Après avoir examiné les conditions (I) et modalités (II) de transfert, nous nous intéresserons aux avantages procurés par un tel transfert (III).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>I. Conditions de transfert</b>       <br />
              <br />
       Seules les sociétés dont la capitalisation boursière est inférieure à un milliard d’euros sont éligibles au transfert d’Euronext vers Alternext (article L.233-7-1 du Code de commerce).       <br />
              <br />
       Les sociétés doivent fournir la documentation exigée par Euronext Paris S.A (Entreprise de marché) :       <br />
              <br />
       - une situation de trésorerie datant de moins de trois mois ;       <br />
              <br />
       - un exemplaire des états financiers requis par les règles d’Alternext ;       <br />
              <br />
       - un état à jour de l’actionnariat permettant à l’émetteur de justifier d’une diffusion de ses titres dans le public via son marché d’origine pour un montant d’au moins 2,5 millions d’euros (article 3.2 des règles d’Alternext)       <br />
              <br />
       Les sociétés doivent également attester qu’elles ont satisfait à toutes leurs obligations légales et règlementaires liées à leur statut actuel d’émetteur admis sur un marché règlementé et ne font l’objet d’aucune procédure disciplinaire, ni d’aucune mesure d’injonction ou d’urgence engagée par l’AMF en application du Code monétaire et financier.       <br />
              <br />
       Enfin, les sociétés doivent s’assurer les services d’un Listing Sponsor dans un délai de trois mois à partir de leur admission sur Alternext pour la préparation de leur cotation et l’accompagnement dans leur parcours boursier.       <br />
              <br />
       <b>II. Modalités pratiques de transfert </b>       <br />
              <br />
       Sur le plan pratique, les sociétés candidates au transfert de cote doivent suivre les différentes étapes énumérées ci-après:       <br />
              <br />
       - information et consultation du comité d’entreprise;       <br />
              <br />
       - décision du conseil d’administration ou du directoire selon le cas, de présenter à l’assemblée générale des actionnaires un projet de demande de radiation des titres de la société d’Euronext et d’admission sur Alternext ;       <br />
              <br />
       - diffusion d’un communiqué au public présentant la décision au moins deux mois avant la date envisagée de l’opération : elle indique à cette occasion les raisons du transfert, le calendrier prévisionnel de l’opération ainsi que ses conséquences pour les actionnaires et le public (article 223-36 du règlement général de l’AMF Autorité des Marchés Financiers) ;       <br />
              <br />
       - convocation d’une Assemblée Générale Ordinaire qui statue sur une résolution spécifique au transfert (article L.421-14 du Code monétaire financier) ;       <br />
              <br />
       - information immédiate du public de la décision définitive du transfert : le communiqué rappelle les raisons du transfert, le calendrier prévisionnel de l’opération ainsi que ses conséquences pour les actionnaires et le public.       <br />
              <br />
       - demande de radiation des titres d’Euronext et demande de leur admission sur Alternext ;       <br />
       - décision de NYSE Euronext.       <br />
              <br />
       <b>III. Avantages résultant du transfert de cotation vers Alternext </b>       <br />
              <br />
       A l’issue du transfert, les sociétés bénéficient d’allègements au niveau de leurs obligations d’informations. A titre d’illustration, les sociétés ne seront plus tenues:       <br />
              <br />
       - d’établir un rapport annuel sur le gouvernement d’entreprise et le contrôle interne ;       <br />
              <br />
       - d’établir des comptes consolidés selon le référentiel comptable IFRS (ils peuvent être présentés selon les normes comptables françaises ;       <br />
              <br />
       - de faire auditer des comptes semestriels et les publier dans les 2 mois;       <br />
              <br />
       - d’organiser la rotation des commissaires aux comptes tous les 6 ans ;       <br />
              <br />
       - de mettre en place un comité d’audit, voire comité des rémunérations ;        <br />
              <br />
       - de mentionner dans le rapport de gestion les conséquences sociales et environnementales de l’activité, la rémunération des dirigeants ;       <br />
              <br />
       - à l’interdiction de relever dans les statuts les quorums nécessaires aux assemblées générales ;       <br />
              <br />
       - à l’information trimestrielle sur les comptes de l’émetteur ;       <br />
              <br />
       - à la revue des comptes semestriels par les contrôleurs légaux ;       <br />
              <br />
       - à l’établissement des listes d’initiés.       <br />
              <br />
       Néanmoins, il est à noter que pour préserver les droits des actionnaires minoritaires, la loi Brunel a mis en place une espèce de «clause de grand-père ». En effet, pendant trois ans  à compter du transfert effectif sur Alternext, les sociétés doivent continuer à respecter les dispositions suivantes:       <br />
              <br />
       - maintien des obligations d’information relatives aux franchissements de seuils et de déclarations d’intention telles applicables pour les sociétés cotées sur Euronext (article L.233-7-1 du Code de commerce) et       <br />
              <br />
       - application du régime des offres publiques en vigueur pour les sociétés admises sur un marché règlementé (article L.433-5 du Code monétaire et financier) .        <br />
              <br />
       ________________________________________________________________________________       <br />
              <br />
       [1] Alternext est un marché régulé, aux exigences règlementaires assouplies, mais non règlementé au sens juridique de la directive européenne sur les marchés d’instruments financiers n°2004/39 du 21 avril 2004. Il a été créé par NYSE Euronext en 2005 pour répondre aux besoins des petites entreprises qui désirent accéder aux potentialités de financement de la cotation boursière mais ne disposent pas des moyens humains et financiers nécessaires au respect de la réglementation applicable aux marchés règlementés (Source : « Bourse » Dictionnaire permanent  Epargne et produit financiers ; Editions législatives).       <br />
              <br />
       [2] Complétée par l’arrêté du 4 novembre 2009 modifiant certaines dispositions du règlement général de l’AMF, ainsi que les règles d’Alternext publiées par NYSE Euronext le 16 novembre 2009.       <br />
              <br />
       [3] Avant la réforme, il n’existait pas de possibilité de passage direct du marché règlementé à Alternext. Une société souhaitant être radiée d’un marché réglementé devait lancer une offre publique de retrait suivi d’un retrait obligatoire avant de rejoindre Alternext. Cette opération représente des coûts importants (un coût de retrait de la cote, correspondant au rachat de 100% des titres, et un coût relatif à la procédure de cotation sur Alternext) pour la société. En pratique, très peu d’entreprises ont mis en œuvre cette procédure.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La Revue est une publication <a href="http://www.hammonds.fr">Hammonds Hausmann | Avocats Paris | www.hammonds.fr</a></div>
   ]]>
   </description>
   <link>http://larevue.hammonds.fr/Transfert-d-Euronext-vers-Alternext_a1255.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>« Médiation et société civile en Europe, vers un nouvel état d'esprit »</title>
   <pubDate>Tue, 13 Jul 2010 10:01:01 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hélène GEBHARDT - Membre du conseil d'administration de l'AN</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[ARBITRAGE &amp; MEDIATION]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Les 27 et 28 mai 2010, s'est tenue à Bourg-la-Reine / Grand Paris, la 3e conférence européenne de la médiation organisée sous l'égide de l'EMNI (European Mediation Network Initiative) par Gabrielle Planès, présidente de l'ANM (Association Nationale des Médiateurs), en partenariat avec l'ESSEC Business School / IRÉNÉ (Institut de recherche et d'enseignement sur la négociation) avec pour thème « Médiation et société civile en Europe, vers un nouvel état d'esprit ».       <br />
              <br />
       Après Vienne et Belfast et avant Bratislava, c'est un pays francophone qui a été choisi pour cette édition. Un comité scientifique composé d'une vingtaine de personnes de 12 nationalités différentes a sélectionné, parmi 130 contributions, les 50 ateliers proposés par des intervenants venus de plus de 20 pays. Près de 400 participants de tous horizons ont fait le déplacement et ont permis de stimuler la réflexion entre praticiens et chercheurs donnant ainsi à cette conférence une exceptionnelle opportunité de rencontres et de partage d'expériences.       <br />
              <br />
       Tous les secteurs de la médiation étaient représentés et, comme cela a été souligné, la médiation est un levier puissant pour accompagner les transformations de la société en insufflant du sens. Ces deux jours ont montré qu'il fallait travailler collectivement à la reconnaissance et à la professionnalisation de la médiation qui rassemble sans exclure et qui tend à réduire le sentiment d'injustice. Non seulement il s'agit de résoudre les conflits de façon amiable mais de plus en plus de les prévenir en utilisant les synergies sans être dans une relation de culpabilisation. L'étude de l'impact sur la santé des conflits relationnels, avec l'aide des neurosciences, démontre que la manière de gérer les émotions influe notablement sur les troubles, les maladies, les addictions et que focaliser les personnes sur la co-création d'une solution permet d'installer un autre niveau de dialogue en diminuant par exemple la souffrance au travail.       <br />
              <br />
       Donner la parole mais aussi maîtriser le vocabulaire pour se comprendre soi-même, se faire comprendre et comprendre ce qui nous est dit dans un monde cloisonné, c'est l'un des objectifs de la médiation. La crise, que nous connaissons actuellement à différents nouveaux et qui entraîne des changements fondamentaux, fournit à la médiation un avantage considérable pour renforcer la démocratie grâce à trois ingrédients: un contact personnel, un traitement équitable et une information appropriée. Ces éléments, ajoutés à la transparence, créent les conditions pour maintenir les liens entre les personnes et établir la confiance nécessaire pour transformer en profondeur notre façon de voir les choses et mieux vivre ensemble.       <br />
              <br />
       C'est précisément cela l'esprit de médiation qui distingue la fonction de la posture basée sur une attitude à la fois de respect et d'attention à l'autre. "Dissocier le problème et les personnes", "gérer le déséquilibre", "décoder autant nos propres besoins que les besoins de l'autre", "permettre la mise en mouvement", quelques phrases glânées lors des travaux pour définir cette approche particulière qui requiert 'foi, espérance et charité'. Une idée s'est dégagée: la richesse de l'interdisciplinarité et de la transversalité qui rejoint le point fort de la médiation, à savoir sa souplesse qui en fait son originalité.       <br />
              <br />
       La diversité des thèmes abordés et des origines géographiques (des États-Unis à la Nouvelle Zélande, du Brésil au Maroc en passant par la Géorgie et la Finlande) ont donné à cette conférence bilingue français-anglais un haut niveau de réflexion et ont permis des échanges extrêmement fructueux. Enfin, le regret résultant de la frustration engendrée par la nécessité de devoir choisir entre des ateliers concomitants aussi intéressants sera compensé par les actes à venir du colloque. Un grand bravo à l'équipe organisatrice et mille mercis  au comité de pilotage  !       <br />
              <br />
       Vous trouverez des détails complémentaires sur cette conférence sur le site : <a class="link" href="http://www.europemediation2010.com">www.europemediation2010.com</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La Revue est une publication <a href="http://www.hammonds.fr">Hammonds Hausmann | Avocats Paris | www.hammonds.fr</a></div>
   ]]>
   </description>
   <link>http://larevue.hammonds.fr/Mediation-et-societe-civile-en-Europe,-vers-un-nouvel-etat-d-esprit_a1253.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>« SUMMERTIME  »(Gershwin, Audiard, Cyrano et les tricheurs)</title>
   <pubDate>Mon, 12 Jul 2010 16:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Hammonds Hausmann</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[EDITORIAL]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      <b>« SUMMERTIME »</b>       <br />
              <br />
       <b>Enfin les vacances ! </b>       <br />
              <br />
       « Summertime, and the livin' is easy, Fish are jumpin' and the cotton is high Oh, your daddy's rich and your ma is good-lookin' So hush little baby, Don't you cry One of these mornings you're gonna rise up singing And you'll spread your wings and you'll take to the sky But 'til that morning, there ain't nothin' can harm you With Daddy and Mammy standin' by One of these mornings you're gonna rise up singing And you'll spread your wings and you'll take to the sky But 'til that morning, there ain't nothin can harm you With Daddy and Mammy standin' by » (Gershwin, Porgy and Bess, 1935).       <br />
              <br />
       Biaphine pour les juilletistes, ambre solaire pour les aoûtiens.        <br />
              <br />
       En Afrique du sud l’armada ibère a eu chaud mais a fini par couler les « Oranje » de l’amiral Ruyter dans la mère de toutes les finales, devant 1 milliard de téléspectateurs.  L’auberge espagnole (et  barcelonaise) s’est transformée en auberge rouge pour la Nationalmannshaft et le « 11 » batave. Vae victis. Si la « Roja » n’a pas volé son sacre, la reine Paola a récupéré une belle parure en diamants et pierres précieuses, offerte par le généreux Président Kabila (main à la poche).        <br />
              <br />
       <b>Dégel international </b>       <br />
              <br />
       Les États-Unis et la Russie échangent des espions sur le tarmac de l’aéroport de Vienne et on s’achemine vers un désarmement au proche orient; 4 pistolets Glock 9 mm appartenant aux agents de sécurité du 1er ministre israélien Netanyahou en visite aux États-Unis, ont été égarés à l'aéroport de New York.        <br />
              <br />
       Après un Mondial désastreux, la France a brillamment relevé la tête. Christophe Lemaitre n’est que le 72ème athlète à descendre sous la barre des 10 s au 100 m (depuis l’Américain Jim Hines au JO de Mexico en 1968) mais c’est le premier athlète blanc et il est français ! Mieux encore, la triplette Robineau-Dubois-Rocher a remporté la finale de la 49ème édition du Mondial « La Marseillaise » de pétanque.        <br />
              <br />
       Les clignotants économiques semblent timidement repasser au vert (pale). Si BP, engluée dans la catastrophe écologico-médiatico-financière, broie du noir et cherche un chevalier blanc pour se protéger contre une possible OPA hostile, l’immobilier repart à la hausse et le FMI a porté à 4,6 % ses prévisions de croissance en 2010. En France la rigueur est de rigueur. Budget en baisse pour tout le monde sauf l’éducation et la justice. Il faut remonter le niveau du BAC (moins de diplômés en 2010 qu’en 2009) et retrouver (de préférence avant 2012) une république irréprochable.        <br />
              <br />
       <b>Adieu </b>       <br />
              <br />
       Il venait d’avoir 75 ans, il était beau comme un enfant, fort comme… Laurent Terzieff. « Athlète de la plainte » , il triompha au cinéma  dans « Les tricheurs » (1958), après des débuts au théâtre en 1953 dans une pièce d’Adamov « Tout contre tous ».        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>POT POURRI(R)</b>       <br />
              <br />
       <b>64%</b>       <br />
              <br />
       Sondage inquiétant de Viavoice: 64% des Français estiment que «les dirigeants politiques sont plutôt corrompus» et ils ne sont que 29% à les trouver «plutôt honnêtes». 75% jugent « insuffisantes» les mesures de réduction du train de vie de l’État et des ministères qui viennent d’être annoncées. Depuis les années 1970, la Sofres pose une question : "Diriez-vous qu’en règle générale, les élus, les dirigeants politiques sont plutôt honnêtes ou plutôt corrompus ?" En 1977, 38% des Français estimaient que les élus et les dirigeants étaient corrompus, 46% en 1990, 65% en 1991 (dans le contexte des affaires qui entachaient le Parti socialiste) et 58% en 2002.       <br />
              <br />
       Au Mondial des incorruptibles, la France se classe 24ème, entre le Chili et Sainte Lucie. Les 3 élèves les plus vertueux sont la Nouvelle Zélande (médaille d’or), le Danemark et Singapour. 180eme,  la Somalie ferme le ban, talonnée par l’Afghanistan. (« Transparency international », Corruption perception index 2009).       <br />
              <br />
       Pourquoi ce désamour grandissant entre les français et leur(s) politique(s)? Au débotté, à la Prévert, à droite, à gauche et sans être exhaustif: Le manque de courage et le déni de réalité des élites (à quelques exceptions près) qui se voilent la face depuis plus de 30 ans sur les blocages structurels et qui sont incapables de mener à bien les indispensables réformes de fond; Une tradition politique césaro-papiste reposant sur l’opacité, le fait du Prince et l’omerta générale (y compris chez les intellectuels) concernant ce caporalisme génétique; Les liaisons dangereuses entre l’imperium des affaires, les médias et le pouvoir ; La faculté oudinesque d’auto-absolution des politiques qui se sont fait prendre les doigts dans le pot de confiture; La reproduction incestueuse des élites, favorisée par un système éducatif sclérosé et incapable de se réformer etc. «Les mœurs sont un collier de perles ; ôtez le nœud, tout défile» (Restif de la Bretonne).       <br />
              <br />
       <b>Communication de crise et inversement</b>       <br />
              <br />
       La victime de la campagne de calomnie, l’homme traqué à abattre se doit d’être fidèle, loyal, et droit dans ses bottes. Bottes  de chasse (pour éviter d’être pris pour cible) ? Bottes d’éboueur (pour échapper aux éclaboussures) ? Ou bottes de 7 lieux (pour fuir les calomnies) ? Être montagnard est un plus. Rien de mieux que l’effort solitaire (loin des copains) et l’air pur de la montagne pour prendre de la hauteur et échapper aux… liasses dans la vallée. Dans les contre-feux, ne pas abuser de l’épithète « fasciste » ou « méthode fasciste », ce parachute ventral de la polémique que l’on actionne quand tout le reste a échoué. C’est indécent pour les grands anciens qui ont souffert pendant les années 30 et 40. Quant à l’argument selon lequel il ne faut pas trop remuer la m… sous peine de mettre en péril la République voire la démocratie, il est d’autant plus spécieux qu’il nourrit la théorie du complot. On n’arrête pas la fièvre en cassant le thermomètre. « Amitié de cour, Foi de renards et Société de loups » (Chamfort). Circonstances atténuantes pour EW ? Un aphorisme apaisant et plein de finesse de Sacha Guitry : « Ce qui probablement fausse toute la vie c’est qu’on est convaincu qu’on dit la vérité parce qu’on dit ce qu’on pense ».        <br />
              <br />
       Un parfum de IIIème République mystérieuse et exotique ! L’affaire Panama, les légions d’honneurs du Président Grévy (son gendre Wilson trafiquait de son influence pour négocier des participations d'affairistes  dans ses entreprises en échange de l'obtention de décorations, 25 000 francs de l'époque pour une légion d’honneur), l’affaire Stavisky etc. Au cinéma, Gabin, Autan Lara, Verneuil, Giovanni, Lautner, Audiard, Belmondo, Delon ; les grognards et cabotins de la vieille cavalerie française.       <br />
              <br />
       Mais attention aux confusions et amalgames. Nous n’avons pas atteint la cote d’alerte et le corps à corps des années 30. Les attaques étaient « ad nominem », l’insulte et l’anti républicanisme étaient de mise. Et puis nos incultes politiques, conseillés et journalistes, n’ont plus l’ombre du talent des grands pamphlétaires d’antan. Quelle relève pour Bernanos, Mauriac, Blondin, ou plus récemment Hallier ? Tout fou le camp ! « Entre deux eaux et deux couches de vase, les nageoires repliées, les yeux mi clos, le Nantais guette une proie invisible » (Léon Daudet à propos d’Aristide Briand). «C’est un Socrate extrêmement timide, à qui la seule vue de la cigüe donnerait la colique » (le même sur Anatole France). No comment… Et comment s’en sortir ? Mirabeau avait une idée : « Sire, si l’on voit où les bonnes têtes ont mené la France, il ne serait pas inutile d’essayer les mauvaises ».        <br />
              <br />
       <b>Florilèges</b>       <br />
              <br />
       « On est gouverné par des lascars qui fixent le prix de la betterave et qui ne sauraient pas faire pousser des radis » («  Le président », Gabin, Verneuil  1961)        <br />
              <br />
       « Tu es honnête comme l’étaient nos pères, ou plutôt nos grands pères » ( « Mort  d’un pourri », Lautner, 1977)        <br />
              <br />
       « Son sens social s’arrête aux relations personnelles » (« Mon ami le traître », Giovanni, 1988)       <br />
        « …Une paella sans coquillage c’est un gigot sans ail, un escroc sans rosette »(« Un singe en hiver », Belmondo, Verneuil, 1962)       <br />
              <br />
       « Les hommes naissent libres et égaux en droit, après ils se démerdent » (Jean Yanne, « Pensées répliques et anecdotes »)       <br />
              <br />
        « Le monde n’est point divisé, comme le croit le nigaud en riche et en pauvres, en hommes vertueux et en scélérats, mais tout simplement en dupes et en fripons » (Stendhal)       <br />
              <br />
       <b>Clarifications sémantiques et juridiques</b>       <br />
              <br />
       Le « populisme » a mauvaise presse. On ne sait pas trop de quoi il s’agit mais c’est le nouveau repoussoir  passepartout utilisé par les politiques méprisants englués dans les affaires ou à court de programme. Un classique savoureux pour essayer de faire la part des choses : «Il y a trois méthodes traditionnellement française pour ruiner une affaire qui marche : les femmes, le jeu, les technocrates. Les femmes c’est le plus marrant, le jeu c’est le plus rapide, le technocrate c’est le plus sûr ! » (Audiard). Affreux populisme ou sagesse populaire pleine de bon sens? Le peuple a des représentants, pourquoi diable faudrait-il qu’il ait des opinions et surtout qu’il les exprime !       <br />
              <br />
       Chez les anglo-saxons les règles du jeu sont différentes. On ne tient pas longtemps dans la négation de l’évidence et la dialectique du « pchittttt ». La reconnaissance des torts et la recherche de l’absolution dans une transparence (relative) sont  de mise. Après, il y a les conférences de presse et les explications de texte, souvent en direct. La langue anglaise n’a pas son pareil pour les euphémismes et les « understatements ». « Mensonge» =  « Economical with the truth », «counterfactual proposition», «inoperative statement», «terminological inexactitude». « Malhonnête» = « morally different », « ethically disorientated »…       <br />
              <br />
       « La règle du jeu » à la française, c’est Renoir (1939): «Monsieur le Comte a cherché à m’élever en faisant de moi un domestique. Je ne l’oublierai jamais » (le garde chasse Shumacher, qui vient de se faire mettre à la porte). Chacun ses traditions. Voyez Tocqueville.       <br />
              <br />
       La règle du jeu juridique c’est l’article 29 de la loi du 29 juillet 1881: « Toute allégation ou imputation d'un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation » (alinéa 1). « Toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l'imputation d'aucun fait est une injure » (alinéa 2).       <br />
              <br />
       Une idée pour reprendre la main (dans le sac), apaiser le vent mauvais qui se lève, et redonner confiance au bon peuple non populiste : organiser un apéro géant républicain, champagne-caviar place de la Concorde devant le Crillon sponsorisé par l’Oréal ?!       <br />
              <br />
       <b>ACTUALITE JURIDIQUE ET JUDICIAIRE </b>       <br />
              <br />
       <b>Droit pénal : affaire Colonna ça se corse</b>       <br />
              <br />
        Le 30 juin la cour de cassation a annulé pour une quinzaine de vices de procédure la condamnation à perpétuité d'Yvan Colonna pour l'assassinat en 1998 du préfet Claude Erignac. Un troisième procès d'assises va être  organisé. La garde des sceaux n’a pu s’empêcher de commenter la décision : « (elle) ne porte en rien sur la question de fond de la culpabilité d'Yvan Colonna ». « Mes premières pensées vont à la famille Erignac qui a attendu pendant de nombreuses années que la justice soit rendue. Aujourd'hui, c'est une nouvelle épreuve qu'elle traverse ». Une fâcheuse et maladroite confusion des places (Vendôme et Beauvau) qui apporte de l’eau au moulin de la défense. Pour une fois que «Corse Matin » rendait hommage à l’indépendance de la justice française.       <br />
              <br />
       <b>Suggestion pour améliorer et accélérer la justice pénale: recruter des poulpes</b>       <br />
              <br />
       Les poulpes oracles (à l’instar du poulpe « Paul » qui a pronostiqué les résultats du Mondial) pourraient se prononcer rapidement, en toute indépendance et sans faillir sur la culpabilité ou l’innocence d’Y Colonna, les explications d’E Woerth, Claire T et E Pleynel. Pour l’affaire Woerth-Bettencourt, prévoir un aquarium  géant et au moins 4 poulpes. Si l’erreur (judiciaire) est humaine, le céphalopode, outre sa quasi infaillibilité, a les bras longs. Il peut projeter un nuage d'encre sécrétée dans sa « poche au noir » et faire repousser un bras sectionné. Grâce à l’homochromie l'animal peut changer la couleur de sa peau en fonction de son humeur et de son environnement. Il peut prendre l'apparence d'une silhouette comme celle du poisson lion ou de l’anguille. Rien a envier à un juge exposé aux affaires sensibles.         <br />
              <br />
       <b>DE L’ IODE  ET UN PEU DE DIGNITE</b>       <br />
              <br />
       <b>« Non Merci » !</b>       <br />
              <br />
       LE BRET:  « Si tu laissais un peu ton âme mousquetaire. La fortune et la gloire... »         <br />
              <br />
       CYRANO:  « Et que faudrait-il faire ? Chercher un protecteur puissant, prendre un patron,  Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc  Et s'en fait un tuteur en lui léchant l'écorce,  Grimper par ruse au lieu de s'élever par force ?  Non, merci. Dédier, comme tous ils le font, Des vers aux financiers ? se changer en bouffon  Dans l'espoir vil de voir, aux lèvres d'un ministre,  Naître un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre ?  Non, merci. Déjeuner, chaque jour, d'un crapaud ? Avoir un ventre usé par la marche ? une peau  Qui plus vite, à l'endroit des genoux, devient sale ? Exécuter des tours de souplesse dorsale ?...  Non, merci. D'une main flatter la chèvre au cou  Cependant que, de l'autre, on arrose le chou,  Et donneur de séné par désir de rhubarbe,  Avoir un encensoir, toujours, dans quelque barbe ?  Non, merci ! Se pousser de giron en giron,  Devenir un petit grand homme dans un rond,  Et naviguer, avec des madrigaux pour rames,  Et dans ses voiles des soupirs de vieilles dames ?  Non, merci ! Chez le bon éditeur de Sercy  Faire éditer ses vers en payant ? Non, merci !  S'aller faire nommer pape par les conciles  Que dans les cabarets tiennent des imbéciles ?  Non, merci ! Travailler à se construire un nom  Sur un sonnet, au lieu d'en faire d'autres ? Non,  Merci ! Ne découvrir du talent qu'aux mazettes ?  Etre terrorisé par de vagues gazettes,  Et se dire sans cesse : "Oh, pourvu que je sois  Dans les petits papiers du Mercure François ?"...  Non, merci ! Calculer, avoir peur, être blême,  Préférer faire une visite qu'un poème,  Rédiger des placets, se faire présenter ?  Non, merci ! non, merci ! non, merci !       <br />
              <br />
       Mais... chanter, Rêver, rire, passer, être seul, être libre,  Avoir l'œil qui regarde bien, la voix qui vibre,  Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers,  Pour un oui, pour un non, se battre, - ou faire un vers !  Travailler sans souci de gloire ou de fortune,  A tel voyage, auquel on pense, dans la lune !  N'écrire jamais rien qui de soi ne sortît,  Et modeste d'ailleurs, se dire : mon petit,  Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,  Si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !  Puis, s'il advient d'un peu triompher, par hasard,  Ne pas être obligé d'en rien rendre à César,  Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,  Bref, dédaignant d'être le lierre parasite,  Lors même qu'on n'est pas le chêne ou le tilleul,  Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul ! » (Edmond Rostand, « Cyrano de Bergerac »)       <br />
              <br />
       <b>« Holidays, oh Holidays »</b>       <br />
              <br />
       Pour conclure, avant l’ambre solaire et la mer comme une préface, le grand Polnareff :       <br />
              <br />
       « Holidays, oh holidays /C'est l'avion qui descend du ciel /Et sous l'ombre de son aile /Une ville passe        <br />
       Que la terre est basse /Holidays        <br />
       Holidays, oh holidays /Des églises et des HLM /Que fait-il le Dieu qu'ils aiment? /Qui vit dans l'espace        <br />
       Que la terre est basse /Holidays        <br />
       Holidays, oh holidays /De l'avion, l'ombre prend la mer /La mer comme une préface /Avant le désert        <br />
       Que la mer est basse /Holidays        <br />
       Holidays, oh holidays /Tant de ciel et tant de nuages /Tu ne sais pas à ton âge/Toi que la vie lasse        <br />
       Que la mort est basse /Holidays        <br />
       Holidays, oh holidays /C'est l'avion qui habite au ciel /Mais n'oublie pas, toi si belle /Les avions se cassent        <br />
       Et la terre est basse /Holidays »       <br />
              <br />
       Bonnes vacances chers lecteurs, et à bientôt en Septembre !!!!!       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La Revue est une publication <a href="http://www.hammonds.fr">Hammonds Hausmann | Avocats Paris | www.hammonds.fr</a></div>
   ]]>
   </description>
   <link>http://larevue.hammonds.fr/SUMMERTIME-br-Gershwin,-Audiard,-Cyrano-et-les-tricheurs_a1254.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Point sur les cessions de titres de sociétés immobilières étrangères</title>
   <pubDate>Mon, 12 Jul 2010 10:01:02 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Julien VAUCHERET</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[DROIT FISCAL]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Depuis le 1er janvier 2010, les cessions de titres de sociétés étrangères dont l’actif est principalement constitué d’immeubles situés en France sont passibles du droit de mutation de 5% prévu par l’article 726 du Code Général des Impôts, même lorsque l’acte de cession est passé hors de France.       <br />
              <br />
       Par cette nouvelle disposition, issue de la loi de finances rectificative pour 2009, le législateur est venu contrecarrer diverses décisions de la juridiction judiciaire, précédemment évoquées dans cette revue, lesquelles avaient considéré que les cessions de telles sociétés n’étaient pas passibles de ce droit d’enregistrement lorsque l’acte était passé à l’étranger.        <br />
              <br />
       En application des dispositions de l’article 718 du Code Général des Impôt, en effet, les cessions de titres de sociétés étrangères ne sont en principe passibles du droit de mutation que si elles sont constatées par un acte passé en France, le texte n’opérant pas de distinction, s’agissant du principe de taxation, entre les titres de sociétés qui ne sont pas à prépondérance immobilière et ceux des sociétés qui le sont.  A l’encontre de la position de l’administration fiscale, la jurisprudence susvisée en déduisait à juste titre que les cessions de ces derniers n’étaient pas soumis au droit d’enregistrement si l’acte de cession n’est pas passé en France.       <br />
              <br />
       La loi de finances rectificative pour 2009 a donc ajouté un article 718 bis au Code Général des Impôts, lequel prévoit expressément l’application du droit de mutation de 5% aux cessions de titres de sociétés étrangères à prépondérance immobilière française.       <br />
              <br />
       Compte tenu du renvoi aux dispositions de l’article 726 du même Code, la prépondérance immobilière des sociétés étrangères doit se déterminer de façon habituelle en matière de droit d’enregistrement et notamment, doit s’apprécier au jour de la cession ou à tout moment au cours de l’année précédant la cession.       <br />
              <br />
       On précisera que le texte prévoit l’imputation d’un crédit d’impôt sur le droit d’enregistrement dû en France au titre des droits de même nature qui le cas échéant auront été acquittés dans le pays d’immatriculation de la société étrangère dont les titres sont cédés, étant précisé que le crédit d’impôt étranger n’est imputable que dans la limite du montant des droits français.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La Revue est une publication <a href="http://www.hammonds.fr">Hammonds Hausmann | Avocats Paris | www.hammonds.fr</a></div>
   ]]>
   </description>
   <link>http://larevue.hammonds.fr/Point-sur-les-cessions-de-titres-de-societes-immobilieres-etrangeres_a1252.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Nouvelle version des « IBA Rules of Evidence »</title>
   <pubDate>Fri, 09 Jul 2010 10:01:01 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Christian HAUSMANN &amp; Agnès BERENGER</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[ARBITRAGE &amp; MEDIATION]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      L’International Bar Association (IBA) a adopté le 29 mai dernier une version révisée de ses « Rules of evidence ».        <br />
              <br />
       Ces règles de preuve sont couramment utilisées en arbitrage international en complément du règlement d’arbitrage de l’institution choisie ou dans un arbitrage ad’hoc. Cet outil dont l’usage est facultatif, mais qu’il est possible d’adopter dès la conclusion de la clause d’arbitrage ou dans l’acte de mission, permet aux parties de disposer d’une référence commune sur les modalités de présentation et d’administration de la preuve sous forme documentaire, testimoniale ou expertale.       <br />
              <br />
       Les parties et leurs arbitres peuvent choisir d’appliquer tout ou partie de ces règles ou simplement de s’en inspirer pour élaborer leur propre procédure en adéquation avec le contexte de l’affaire.       <br />
              <br />
       Les IBA Rules organisent un système d’administration de la preuve entre la Discovery américaine et le système continental où la communication des pièces est presque libre, puisqu’elle s’exerce sous le contrôle des arbitres.       <br />
              <br />
       La version 2010, élaborée à l’initiative de la commission d’arbitrage de l’IBA, intitulée « Rules on the Taking of Evidence in International Arbitration », remplace la version de 1999 « Rules on the Taking of Evidence in International commercial Arbitration ».        <br />
              <br />
       D’emblée on note la disparition du terme « commercial » qui sous-entend un champ d’application élargi à tous les types d’arbitrage internationaux.       <br />
              <br />
       Autre évidence, au premier regard, on compte 7 pages supplémentaires (21 contre 14 précédemment) !       <br />
              <br />
       Ces Rules rajeunies comptent toujours 9 articles, malgré l’ajout d’un nouvel article 2 (voir ci-dessous). L’ancien article 1, concernant la définition des termes employés, a perdu sa numérotation et fait suite au préambule. L’ancien article 2 (champ d’application) devient l’article 1. Les articles suivants sont modifiés mais leur objet reste le même.       <br />
              <br />
       Pour la plupart, les modifications consistent en l’apport de précisions et recommandations qui rendent le texte plus directif tout en insistant sur une plus grande implication des parties.        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Pour l’essentiel les nouveautés concernent les points ci-dessous.       <br />
              <br />
       <b>Une procédure efficace, économique et équitable, en toute bonne foi</b>       <br />
              <br />
       Dès l’avant-propos de la nouvelle version, les principes sont posés :       <br />
              <br />
       « The IBA issued these Rules as a resource to parties and to arbitrators to provide an efficient, economical and fair process for the taking of evidence in international arbitration. »       <br />
              <br />
       Le terme « fairness » n’apparaissait qu’une fois dans la précédente version (et pas avant l’article 9) alors que le principe de « fairness » ou  « fair process » est repris plusieurs fois dans la version 2010.       <br />
       Un nouvel article 2, intitulé « Consultation on Evidentiary Issues », recommande au tribunal arbitral d’inviter les parties à se concerter le plus tôt possible en début de procédure sur les questions de preuve et propose une liste de points à examiner « with a view to agreeing on an efficient, economical and fair process for the taking of evidence ».       <br />
              <br />
       Tout au long du texte ces principes d’efficacité, d’économie et d’équité sont déclinés.       <br />
              <br />
       On notera aussi le mot de la fin (article 9.7, le dernier) ; qui invite le tribunal arbitral, face à une partie qui n’aurait pas agit de bonne foi dans l’administration de la preuve, de tenir compte de ce manquement dans la répartition des coûts de l’arbitrage. On atténue ainsi la règle du « cost follows the event ».       <br />
              <br />
       <b>Des experts indépendants</b>       <br />
              <br />
       La liste des éléments que doit contenir le rapport de l’expert nommé par les parties est complétée, notamment par l’obligation d’une affirmation d’indépendance vis-à-vis des parties, de leurs conseils et du tribunal arbitral. (article 5.2(c)).        <br />
              <br />
       Qu’il soit nommé par les parties ou par le tribunal arbitral, il est désormais demandé à l’expert sensiblement les mêmes déclarations quant à son indépendance, ses méthodes, les informations et documents desquels il tire ses conclusions...       <br />
              <br />
       <b>La confidentialité (« legal privilege »)</b>       <br />
              <br />
       L’article 9, sur l’admissibilité et l’évaluation de la preuve, est complété par un nouveau point 3 qui vient préciser dans quelles circonstances et selon quels critères, le tribunal arbitral peut exclure une preuve pour des raisons de confidentialité ou à cause de difficultés juridiques. Parmi ces critères, on retrouve le respect de l’équité : « the need to maintain fairness and equality as between the parties, particularly if they are subject to different legal or ethical rules ».       <br />
              <br />
       <b>Les documents électroniques</b>       <br />
              <br />
       La version de 1999 faisait une simple allusion à la forme électronique dans la définition du terme « document ».       <br />
              <br />
       La version 2010 ne définit pas, comme on aurait pu s’y attendre, une procédure spécifique aux documents électroniques mais apporte des précisions, visant semble-t-il à contenir dans la limite du raisonnable, le volume des documents demandés ou produits. C’est ainsi qu’on retrouve ici le souci de suivre une procédure efficace et économique.       <br />
              <br />
       A propos de la demande de pièces, article 3.3(a),        <br />
       « in the case of Documents maintained in electronic form, the requesting Party may, or the Arbitral Tribunal may order that it shall be required to, identify specific files, search terms, individuals or other means of searching for such Documents in an efficient and economical manner;  »       <br />
              <br />
       A propos de la production de pièce, article 3.12(b)       <br />
       « Documents that a Party maintains in electronic form shall be submitted or produced in the form most convenient or economical to it that is reasonably usable by the recipients »       <br />
              <br />
       <b>Pour conclure</b>       <br />
              <br />
       Cette nouvelle version des « IBA Rules of Evidence » fait à sa manière écho aux critiques entendus ces derniers temps sur la longueur et le coût de la procédure d’arbitrage. Les rédacteurs ont manifestement fait leurs ces critiques et ont pris soin d’insister sur les éléments concourant à un déroulement efficace et à moindre coût de la procédure.       <br />
              <br />
       Les « IBA Rules of Evidence » sont consultables sur le site internet de l’IBA :        <br />
       <a class="link" href="http://www.ibanet.org/Publications/publications_IBA_guides_and_free_materials.aspx">www.ibanet.org/Publications/publications_IBA_guides_and_free_materials.aspx</a>       <br />
              <br />
       Elles sont applicables, comme mentionné sur le site de l’IBA, à tout arbitrage dans lequel les parties décident de leur application après le 29 mai 2010, aussi bien dans le cadre d’un nouvel arbitrage qu’au moment de déterminer la règle de procédure dans un arbitrage futur ou en cours.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La Revue est une publication <a href="http://www.hammonds.fr">Hammonds Hausmann | Avocats Paris | www.hammonds.fr</a></div>
   ]]>
   </description>
   <link>http://larevue.hammonds.fr/Nouvelle-version-des-IBA-Rules-of-Evidence_a1251.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Une perle de la Cour de cassation : « Face je gagne, pile tu perds » !Prise d'acte de la rupture du contrat de travail et préavis</title>
   <pubDate>Wed, 07 Jul 2010 15:01:02 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Marc SAINSARD</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[DROIT SOCIAL]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      <a class="link" href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000022313136&fastReqId=1651697734&fastPos=1">Cass. soc. 2 juin 2010, n°09-40-215</a>       <br />
              <br />
       « Face je gagne, pile tu perds » ! A l'heure de l'ouverture du marché des paris en ligne, voilà le message que la Chambre sociale de Cour de cassation vient de faire passer aux entreprises...        <br />
              <br />
       Dans un arrêt en date du 2 juin 2010 (n°09-40-215), la chambre sociale de la Cour de cassation vient en effet de considérer, sans crainte de se contredire elle-même, que « si la prise d'acte entraîne la cessation immédiate du contrat de travail, de sorte que le salarié n'est pas tenu d'exécuter son préavis, la circonstance que l'intéressé a spontanément accompli ou offert d'accomplir celui-ci est sans incidence sur l'appréciation de la gravité des manquements invoqués à l'appui de la prise d'acte ».       <br />
              <br />
       Incroyable pirouette que cet attendu. Il existe véritablement deux poids deux mesures quand on sait que l'employeur qui licencie un salarié pour faute grave doit prendre rapidement la décision de rompre le contrat avec effet immédiat et doit donc, et c'est logique, assumer les conséquences de sa décision devant les Juges du fond !        <br />
              <br />
       Ainsi, il est constant que l'employeur qui licencie pour faute grave ne peut demander au salarié d'effectuer son préavis, serait-ce partiellement, ni laisser à ce salarié l'opportunité de demander à son employeur de différer son départ.        <br />
              <br />
       Rien de tel, nous dit la Cour de cassation, lorsque c'est le salarié qui prend acte de la rupture de son contrat de travail  en raison de manquements graves de son employeur à ses obligations contractuelles ! En effet le salarié n'a ni à tirer, ni à assumer les conséquences juridiques de sa propre décision, alors même que la Cour de cassation a affirmé à de nombreuses reprises que la prise d'acte entraîne la cessation immédiate du contrat de travail !       <br />
              <br />
       Bien évidemment, au cas d'espèce il est probable que le salarié a pris la décision d'effectuer son préavis car il ne voulait pas prendre le risque de devoir verser à son employeur une indemnité correspondant à ce préavis non effectué, dans l'hypothèse où les juges du fond feraient produire à sa décision les effets et conséquences d'une démission. Courageux mais pas téméraire.       <br />
              <br />
       Vertigineuse pirouette qui jette une nouvelle fois les entreprises dans un environnement juridique instable et inquiétant.        <br />
              <br />
       En effet, face à une telle situation, l'entreprise pourrait être logiquement tentée de répondre à son salarié qu'ayant pris acte de la rupture de son contrat de travail, ce dernier a automatiquement pris fin à la date de la notification par le salarié de sa décision et qu'en conséquence, le préavis ne pourra être ni effectué, ni payé. Ce faisant et alors même que la prise d'acte serait qualifiée par les Juges de démission, la réponse de l'employeur au salarié ne sera-t-elle pas considérée (par la Cour de cassation !) comme une lettre de dispense de préavis, imposant ainsi et in fine à l'employeur de le payer ?  Ce serait un comble !        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La Revue est une publication <a href="http://www.hammonds.fr">Hammonds Hausmann | Avocats Paris | www.hammonds.fr</a></div>
   ]]>
   </description>
   <link>http://larevue.hammonds.fr/Une-perle-de-la-Cour-de-cassation-Face-je-gagne,-pile-tu-perds-!-br-Prise-d-acte-de-la-rupture-du-contrat-de-travail-et_a1250.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:larevue.hammonds.fr,2010:rss-2207569</guid>
   <title>QPC : le Conseil d’État, le Conseil Constitutionnel et la Cour de Cassation</title>
   <pubDate>Tue, 06 Jul 2010 15:01:01 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sarah NASEEM</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CONTENTIEUX &amp; PROCEDURE]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Après l’inattendue réaction de la Cour de Cassation, demandant à la CJUE de se prononcer sur la conformité du mécanisme de la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) au droit de l’Union Européenne (cf. notre article dans le précédent numéro de La Revue), le Conseil d’État rejoint quant à lui le rang des bons élèves, à la suite du « rappel à l’ordre » émanant du Conseil Constitutionnel.        <br />
              <br />
       Dans le cadre du contrôle traditionnel de constitutionnalité d’une loi, le Conseil Constitutionnel a validé l’intégralité des dispositions de la loi relative à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne, et en a profité pour préciser l’articulation des contrôles de constitutionnalité et de conventionalité, en réaffirmant sa décision de 1975 dite « IVG », selon laquelle il ne lui appartient pas d’examiner la compatibilité d’une loi aux engagements internationaux de la France, contrôle incombant aux juridictions administratives et judiciaires.       <br />
              <br />
       Répondant aux arguments invoqués par la Cour de Cassation dans sa décision du 16 avril 2010, le Conseil Constitutionnel précise que les juridictions administratives et judiciaires, y compris lorsqu’elles transmettent une question prioritaire de constitutionnalité, ont toujours la faculté ou même l’obligation, lorsque leurs décisions ne sont pas susceptibles d’un recours juridictionnel de droit interne, de saisir la CJUE d’une question préjudicielle en application de l’article 267 du traité de l’Union européenne.        <br />
              <br />
       En outre, le Conseil rappelle que l’autorité de ses décisions découlant de l’article 62 de la Constitution « ne limite pas la compétence des juridictions administratives et judiciaires pour faire prévaloir ces engagements sur une disposition législative incompatible avec eux, même lorsque cette dernière a été déclarée conforme à la Constitution ».       <br />
              <br />
       Statuant sur la transmission d’une QPC au Conseil Constitutionnel le 14 mai 2010, le Conseil d’État déclare la QPC irrecevable au motif que l’article 61-1 de la Constitution concerne uniquement les questions portant sur une disposition législative. En l’espèce était invoquée la conformité de l’article 1F de la Convention de Genève du 28 juillet 1951, relative au statut des réfugiés. La Haute juridiction rappelle à cette occasion que le juge administratif est le juge de droit commun de l’application du droit de l’Union Européenne.        <br />
              <br />
       Selon le Conseil d’État, les dispositions de la loi organique, relative à l’application de la QCP, ne font pas obstacle à ce que le juge administratif assure l’effectivité du contrôle de conventionalité, que ce soit au terme de la procédure d’examen de la QPC, ou à tout moment de cette procédure, lorsque l’urgence le commande, pour faire cesser immédiatement tout effet éventuel de la loi contraire au droit de l’UE. En outre, le Conseil d’État réaffirme la possibilité pour le juge administratif de poser une question préjudicielle à la CJUE, et ce à tout instant.        <br />
              <br />
       Les affres exprimées par la Cour de Cassation dans l’arrêt du 16 avril, ne sont pas partagées par le Conseil d’État, ce dernier s’alignant sur la décision du Conseil Constitutionnel rendue deux jours plus tôt.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>http://larevue.hammonds.fr/QPC-le-Conseil-d-Etat,-le-Conseil-Constitutionnel-et-la-Cour-de-Cassation_a1249.html</link>
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   <title>Projet de loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public</title>
   <pubDate>Mon, 05 Jul 2010 14:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Clémence MOREL D’ARLEUX</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[ACTUALITES LEGISLATIVES]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
        <div>
      Lors du Conseil des ministres du 19 mai 2010, le Garde des Sceaux a présenté un projet de loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public.        <br />
              <br />
       Ce projet énonce dans son article 1 que « nul ne peut, dans l'espace publique, porter une tenue destinée à dissimuler son visage ». L'espace public comprend : les voies publiques, tous les lieux ouverts au public et ceux affectés à un service public.       <br />
              <br />
       Ce principe connaît toutefois des exceptions, limitativement énoncées par le projet. Ainsi, cette interdiction ne s'applique pas si la tenue est prescrite par une loi ou un règlement, si elle est autorisée pour protéger l'anonymat de l'intéressé, si elle est justifiée par des raisons médicales ou des motifs professionnels et enfin si elle s'inscrit dans le cadre de fêtes ou de manifestations artistiques ou traditionnelles.       <br />
              <br />
       La méconnaissance de cette interdiction sera sanctionnée par une contravention de la deuxième classe soit d'une amende dont le montant ne peut dépasser 150 euros, un stage de citoyenneté pouvant se substituer ou s'ajouter à cette peine.        <br />
              <br />
       La mesure d'interdiction générale entrera en vigueur six mois après la promulgation de la loi.       <br />
       Le projet de loi a défini également un nouveau délit consistant dans le fait de contraindre une personne, en raison de son sexe, à se dissimuler le visage, par l'institution d'un délit spécifique. Cette instigation à dissimuler son visage sera puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende.       <br />
              <br />
       Selon le Gouvernement, le port du voile intégral est la manifestation communautariste d’un rejet des valeurs de la République. Ainsi, le port de tenues destinées à dissimuler le visage remet en cause les règles qui forment le pacte républicain.        <br />
              <br />
       Dans son exposé des motifs, le Gouvernement explique que l’édiction de mesures ponctuelles a été évoquée, mais le gouvernement a décidé qu'une telle démarche se heurterait à d’extrêmes difficultés d’application et surtout constituerait une réponse insuffisante, indirecte et détournée au vrai problème. La défense de l’ordre public ne se limite pas à la préservation de la tranquillité, de la salubrité ou de la sécurité et permet également de prohiber des comportements qui iraient directement à l’encontre de règles essentielles au contrat social républicain, qui fonde notre société. Cette nouvelle règle a pour but de favoriser le « vivre ensemble », la dignité de la personne et l'égalité entre les sexes et de lutter contre cette forme nouvelle d'asservissement des femmes, sur le sol de la République.       <br />
              <br />
       Enfin, le Gouvernement tente d'anticiper l'éventuel opprobre du Conseil Constitutionnel en rappelant que « certaines décisions de justice y font écho, notamment celle par laquelle le Conseil constitutionnel a jugé que les conditions d’une « vie familiale normale » garanties aux étrangers résidant en France pouvaient valablement exclure la polygamie, ou encore la jurisprudence du Conseil d’État lui-même qui permet de prohiber certaines pratiques, même consenties, lorsqu’elles sont contraires à la dignité de la personne. Il doit spécialement en aller ainsi lorsque la pratique en cause, comme c’est le cas de la dissimulation du visage, ne saurait être regardée comme inséparable de l’exercice d’une liberté fondamentale. »       <br />
              <br />
       Ce projet de loi sera examiné par l'Assemblée Nationale à compter du 6 juillet.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position: relative;">La Revue est une publication <a href="http://www.hammonds.fr">Hammonds Hausmann | Avocats Paris | www.hammonds.fr</a></div>
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